Les réseaux nous permettent parfois de découvrir de nouveaux visages, de nouveaux talents, et parfois avant même qu’ils n’éclosent. A l’instar de cette jeune comédienne pétrie d’émotion et qui semble vivre pour la comédie, Jeannette Batard, avec qui nous avons pu échanger lors de son passage à Paris.
La jeune femme encore lycéenne sait ce qu’elle veut et a la chance d’être particulièrement bien entourée par ses parents qui l’aident et la soutiennent (sa maman est son agent). A la rédaction de VL, on y croit beaucoup et on ne doute pas que cette jeune femme trouvera sa voie et saura nous toucher avec son jeu dans les années à venir.
Est-ce que tu suis des études de comédie actuellement ?
Jeannette Batard : Non, pas pour l’instant. Je suis un cursus général. Je fais juste du théâtre en option, à raison de 3 heures par semaine. Par la suite, j’aimerais bien intégrer une école de cinéma à Bordeaux.
À quel moment as-tu su que tu voulais faire ce métier ?
Jeannette Batard : Je pense que ça a commencé quand j’avais 8 ou 9 ans. J’ai découvert TikTok (anciennement Musical.ly) et tout ce qui est playback et acting, comme ce que je propose sur mon compte. J’ai tout de suite adoré ça et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser de près au jeu des acteurs dans les films et les séries.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans cet exercice face caméra ?
Jeannette Batard : Ce que j’aime, ce n’est pas simplement recopier le jeu des acteurs, mais essayer de le refaire à ma manière et de transmettre les émotions à ma façon à partir d’un texte existant. Le théâtre m’a aidée à prendre confiance et à être à l’aise à l’oral. Jouer me permet de sortir complètement de ma peau et de ma propre vie. Plus tard, des stages de cinéma ont confirmé que j’étais exactement à ma place face à la caméra.
Comment fais-tu pour trouver des contacts et démarcher dans ce milieu ?
Jeannette Batard : Comme je suis en internat et très occupée la semaine, c’est ma maman qui m’aide beaucoup et me sert d’agent pour l’instant. C’est elle qui démarche et contacte les gens. Dès que je le peux, je prends le relais en envoyant des messages et des mails.
Tu viens de terminer ta classe de Première. Quelle est la suite pour toi ?
Jeannette Batard : Je viens de passer le Bac de français et je continue en Terminale générale l’année prochaine, toujours avec l’option théâtre. Après le Bac, je viserai une école de cinéma. J’hésite encore entre la section acting et la réalisation, car j’aime beaucoup toucher à tout.
En dehors des réseaux, as-tu déjà participé à des projets concrets ?
Jeannette Batard : J’ai participé à trois stages de cinéma très complets où j’ai appris l’écriture, la mise en place des idées sur papier, la réalisation, la lumière, le son et le jeu d’acteur. J’y ai réalisé des petits courts-métrages avec l’aide d’autres professionnels. De plus, cet été, j’ai écrit, réalisé et joué dans mon propre court-métrage, tourné au téléphone avec des amis et ma famille. C’était une super première expérience qui m’a donné encore plus envie d’écrire et de jouer.
Est-ce que ta famille vient du milieu artistique ?
Jeannette Batard : On est plutôt dans le domaine amateur, mais il y a une vraie sensibilité artistique à la maison. Moi je dessine et je fais un peu de musique. Ma maman a fait de la photographie.
Quel type de personnage ou de film t’attire le plus ? On sent sur tes vidéos que tu as une appétence pour les personnages un peu « barrés »…
Jeannette Batard : Je n’ai pas vraiment de type de personnage de prédilection, je veux justement pouvoir tout jouer et ne pas m’enfermer dans une case. Mais si on se projette dans 5 ans, j’adorerais tourner dans un film d’horreur, plutôt orienté thriller psychologique. J’aime utiliser mon visage pour faire passer des expressions un peu tordues. Des actrices comme Meryl Streep ou Natalie Portman (notamment dans Black Swan) m’inspirent énormément.
Tu as déjà eu l’occasion de faire de belles rencontres dans le milieu, notamment avec le réalisateur Fouad Benhamou et l’acteur Théo Fernandez. Comment cela s’est-il passé ?
Jeannette Batard : Oui ! Grâce à une invitation de Théo Fernandez, je suis allée à Paris au Studio Anyone et j’y ai rencontré Fouad Benhamou qui m’a coachée pendant deux heures. C’était une expérience géniale. (Note de l’entourage : Lors de cette rencontre, le réalisateur l’a gardée pour un exercice d’improvisation de 11 minutes qui s’est très bien passé, puis lui a demandé de donner la réplique à un autre acteur pour sa bande démo. Un signe très positif qu’il a repéré son potentiel).
Y a-t-il des rôles ou des registres que tu t’interdis de jouer ?
Jeannette Batard : Rien ne me vient à l’esprit immédiatement. Même s’il y a des choses qui me plairont moins, je me dis que ce serait une bonne chose de me forcer à les faire pour repousser mes limites et voir jusqu’où je peux aller. J’ai juste vraiment envie de me lancer.
Ce sont tes parents qui t’ont poussée à publier tes vidéos sur les réseaux sociaux. C’est assez rare pour être souligné !
Jeannette Batard : À la base, je faisais mes vidéos de jeu et de playback pour moi, sans les publier, pour trouver de l’inspiration et écrire. Ce sont mes parents qui m’ont dit : « Pourquoi tu ne te lancerais pas sur Instagram et TikTok ? ». C’est comme ça que j’ai sauté le pas.
Le père de Jeannette : On la connaît, on lui fait confiance. Ce qui peut faire peur, c’est l’envionnement de ce métier. Notre rôle est de l’armer pour qu’elle soit autonome et vigilante le plus vite possible. Il ne faut pas vivre dans le monde des Bisounours, mais avoir peur de tout devient contre-productif. Un enfant ne nous appartient pas, nous transmettons nos valeurs pour qu’elle construise son propre jugement, et ensuite, c’est sa vie.