Avec les feux qui ravagent la Gironde, près de 1000 sapeurs-pompiers sont mobilisés. Parmi eux, nombreux sont ceux qui sont volontaires. En France, ils sont pas moins de 200 000 à s’engager à côté de leur activité professionnelle ou de leurs études. Mais comment devient-on pompier volontaire ?
Être sapeur-pompier volontaire, c’est s’engager au quotidien au service des autres, en parallèle de son travail ou de ses études. En France, les sapeurs-pompiers volontaires représentent pas moins de 80% de l’ensemble des pompiers. Ce qui veut dire qu’ils sont pas moins de 160 000 à être en mission à côté de toute autre activité. Il est important de noter qu’être sapeur-pompier volontaire n’est pas un travail, les missions sont réalisées pendant le temps libre. L’objectif est de se rendre disponible sur des périodes pendant lesquelles vous pouvez être appelé de jour comme de nuit pour porter secours ou éteindre un incendie.
Quelles sont les missions d’un sapeur-pompier volontaire ?
Les sapeurs-pompiers volontaires sont engagés sur les mêmes missions que les pompiers professionnels. En effet, ils font du secours à la personne, de la lutte contre les incendies, des accidents de circulation et tant d’autres. L’objectif reste le même pour tous : protéger les populations.
Les pompiers volontaires s’engagent sur un centre de secours (un SDIS) proche de chez eux ou de là ou ils travaillent. L’activité de sapeur-pompier volontaire s’exercent en fonction de la disponibilité, à la fois professionnelle et personnelle. Dans certains cas, des convention peuvent être signés entre les employeurs et le SDIS afin de faciliter la disponibilité.
Quelles conditions pour s’engager ?

Pour devenir sapeur-pompier volontaire, le candidat envoie simplement un CV et une lettre de motivation. Il adresse ces documents au SDIS le plus proche ou à son centre de secours. Ensuite, la commission de recrutement étudie attentivement ce dossier. Par la suite, les responsables proposent un entretien au candidat pour évaluer sa personnalité.
Cependant, le candidat doit respecter plusieurs critères d’accès. Dans un premier temps, l’aspirant doit avoir entre 16 et 67 ans. Les mineurs doivent d’ailleurs fournir une autorisation parentale obligatoire. De plus, la nationalité française n’est pas obligatoire, une résidence légale en France suffit amplement.
Mais, le candidat doit jouir de tous ses droits civiques. Concrètement, cette règle garantit son droit de vote et son éligibilité. Mais ce n’est pas tout ! La recrue doit afficher une excellente santé physique. Et si cela ne suffisait pas, le SDIS exige un casier judiciaire totalement vierge.
Enfin, d’autres démarches administratives s’imposent selon le profil du candidat. Ainsi, les jeunes Français de moins de 25 ans doivent présenter leur attestation de JDC. De la même manière, les anciens militaires fournissent leur attestation de service accompli.
Et après, quelle formation ?
Devenir sapeur-pompier volontaire ne s’improvise pas autour d’une simple bonne volonté. Pour enfiler le casque, le parcours s’apparente à un marathon : après avoir satisfait aux exigences de sécurité, le candidat devient « apprenant » et s’engage pour cinq ans renouvelables. Son cursus ? Un condensé de près de cinq semaines d’apprentissage étalées sur ses trois premières années de service. Découpée en cinq grands modules (secours d’urgence et radio, assistance aux victimes en VSAV, interventions sur accidents de la route, maîtrise des feux et opérations diverses ou animalières), la formation délivre progressivement des « unités de valeur ». C’est ce feu vert au compte-gouttes qui détermine les missions de terrain que le nouvel enrôlé a le droit d’effectuer.
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Mais face au manque de bras, le système a dû s’adapter. Depuis 2022, un profil inédit a fait son apparition dans les casernes grâce à l’« engagement différencié ». L’idée ? Permettre à des citoyens de prêter main-forte après une formation éclair de 70 heures seulement, axée sur le secours aux personnes et les opérations quotidiennes, mais à une condition stricte : ne jamais approcher un départ de feu. Une formule souple qui divise les rangs. L’enjeu est de taille pour les casernes : réussir à attirer de nouveaux profils grâce à une activité indemnisée et non imposable, sans pour autant dénaturer le cœur de métier historique du soldat du feu.