Bien avant de faire chavirer Hollywood dans Drive, de chanter sous les projecteurs de La La Land ou de faire sensation en Ken dans Barbie et d’affoler la planète entière en devenant Ghost Rider, Ryan Gosling a fait ses armes dans un cadre bien plus mythologique. Entre 1998 et 1999, alors âgé de 17 ans à peine, l’acteur canadien prêtait ses traits à une version adolescente du héros grec dans Hercule contre Arès (Young Hercules en version originale).
A la faveur de la sortie de L’Odyssée sur grands écrans, on reparle beaucoup de mythologie et ça fait vraiment du bien. Dans les années 90, deux séries ont d’ailleurs beaucoup fait pour le genre : Hercule et Xena. Mais une série jeunesse a aussi permis de naviguer vers des horizons divers : Young Hercules (Hercule contre Arès).
Une jeunesse héroïque sur fond de querelles divines
Dérivée de la célèbre franchise Hercule (portée par Kevin Sorbo) et de sa série sœur Xena, la guerrière, la série s’intéresse aux années d’apprentissage du demi-dieu. Envoyé à l’académie du centaure Cheiron avec ses fidèles compagnons Iolaos (Dean O’Gorman) et Jason (Chris Conrad), le jeune Hercule doit apprendre à maîtriser sa force surhumaine tout en cherchant l’approbation d’un père divin souvent absent : Zeus.
Mais le véritable fil conducteur de la série réside dans la menace permanente que fait peser son demi-frère, Arès, le dieu de la guerre (interprété par Ian Bohen dans la série principale et Kevin Smith lors des apparitions). Jaloux de l’affection de Zeus pour ce fils mortel, Arès multiplie les pièges et les complots pour détruire Hercule avant même qu’il ne devienne une légende.

Une série représentative des années 90
Produite par Sam Raimi et Robert Tapert, la série conserve tous les ingrédients qui ont fait le succès des productions de Renaissance Pictures à la fin des années 1990 :
- Un ton décalé et anachronique : Des dialogues décontractés mélangés à un cadre antique, mêlant humour absurde et passages d’action acrobatiques.
- Des effets spéciaux d’époque : Un usage généreux d’images de synthèse naissantes et de monstres en animatronique qui confèrent au show un charme nostalgique irremplaçable.
- Un rythme frénétique : Composée de 50 épisodes d’une vingtaine de minutes, la série adopte un format dynamique pensé pour un public adolescent.
Le premier tremplin d’une future star
Si la série n’a duré qu’une seule saison, elle constitue une étape clé dans le parcours de Ryan Gosling. Issu de l’écurie Disney (The Mickey Mouse Club), le jeune comédien y démontre déjà une présence scénique et un charisme naturels. Malgré la légèreté des scénarios, Gosling parvient à apporter une nuance d’inquiétude et de vulnérabilité au personnage d’Hercule, écartelé entre sa condition humaine et son héritage divin.
Aujourd’hui devenue culte pour les nostalgiques de la télévision des années 90 et les fans de l’acteur, Hercule contre Arès reste un divertissement rafraîchissant qui rappelle que même les plus grandes stars d’Hollywood ont un jour commencé en tunique et en sandales.