La demande en mariage d’Aya Nakamura par le rappeur RK fait réagir l’ex-compagnon de la chanteuse, Vladimir Boudnikoff. Certains y voient des signes de contrôle coercitif.
Le 8 août dernier, le rappeur partage une vidéo dans sa story. Fleurs blanches, bougies, table dressée face à la mer : c’est dans ce décor que le rappeur RK demande en mariage Aya Nakamura. La scène se déroule sur l’île de Bendor, en Corse.
RK apparaît en chemise blanche, à genoux devant Aya Nakamura, vêtue d’une longue robe rose. “Je suis choquée”, lâche-t-elle. S’ensuit un gros plan sur la bague de fiançailles au doigt de la chanteuse.
Les internautes ne tardent pas à faire le lien avec des photos publiées à la veille de cette story. Aya Nakamura et RK apparaissent côte à côte dans des tenues traditionnelles assorties. Beaucoup pensent à un cliché de mariage religieux. Pour l’instant, ni l’un ni l’autre ne confirme. En France, seul le mariage à la mairie est reconnu légalement.
Aya Nakamura, ciblée par son ex
Vladimir Boudnikoff, l’ancien compagnon d’Aya Nakamura et père de leur fille, est l’un des premiers à réagir vivement à l’annonce de leur union. “Donc quand je parle de laisser ma fille loin, très loin de ça, tu ne comprends vraiment pas… Je comprends mieux pourquoi tu l’empêches d’appeler papa depuis cinq jours. Si j’avais su que…”, écrit-il en story Instagram.
A 24 ans, RK est connu de la justice pour avoir menacé avec une kalachnikov son ancien producteur et pour violences conjugales sur son ex. Vladimir Boudnikoff dit vouloir protéger leur fille, sans mentionner aucune de ces affaires.
“Lewis Hamilton, Bellingham, Maluma… Pourquoi pas… Mais RK quel échec… Le Jean Paul du ghetto de Meaux.” Parce qu’elle est une star, il considère seulement qu’Aya Nakamura devrait se marier avec une personne ayant son niveau de notoriété.
Ce n’est pas la première fois que Vladimir Boudnikoff rabaisse la mère de sa fille sur les réseaux sociaux. En 2025 déjà, Vladimir Boudnikoff publie une liste de prénoms d’hommes. Il les présente comme les fréquentations d’Aya Nakamura. Elle lui répond sur Snapchat qu’il vient lui “inventer une réputation” avec une liste faite au hasard.
Pour beaucoup d’internautes, Vladimir apparaît comme un ex vexé qui se ridiculise. Ses publications circulent comme un divertissement. Pour d’autres, notamment des femmes, quelque chose de plus inquiétant se joue. Une observation revient : il ne prend la parole que lorsqu’il est question d’Aya. Certains parlent de contrôle coercitif.
Le contrôle coercitif, c’est quoi ?
Surveiller la localisation de partenaire, multiplier les messages et les appels, utiliser les enfants pour maintenir une emprise… Pris ensemble, ces comportements relèvent du contrôle coercitif. Humilier, manipuler ou isoler son partenaire permet alors d’installer une domination sur l’autre.
Le contrôle coercitif ne repose pas nécessairement sur des violences physiques. Il peut être discret, progressif et surtout, se poursuivre après la rupture. Pour une personne qui cherche à contrôler son partenaire, la rupture signifie perdre le contrôle.
Les prises de parole de Vladimir Boudnikoff semblent illustrer ce mécanisme. Il continue d’intervenir dans la vie de son ancienne compagne, notamment à travers la question de leur fille.
En 2020, la criminologue Emma Katz s’intéresse justement aux comportements de certains pères après une séparation. Elle montre que certains peuvent se montrer “attentionnés” en public tout en harcelant la mère en privé. L’un des objectifs peut être de faire passer la mère pour le véritable problème.
Ces comportements attirent d’autant plus l’attention que les violences liées aux séparations sont parmi les plus importantes. En 2024, le ministère de l’Intérieur cite la dispute et la séparation non acceptée comme principaux mobiles des morts dues aux violences conjugales.