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On a vu pour vous « Novak Djokovic, le loup en hiver », le documentaire de Prime vidéo

Prime Video met en ligne ce jeudi 20 août Novak Djokovic, le loup en hiver, un documentaire d’environ 90 minutes consacré à l’un des plus grands joueurs de l’histoire du tennis. Réalisé par Jason Hehir, le film revient sur l’enfance, les blessures, les polémiques et surtout la motivation d’un champion qui, à 39 ans, n’a toujours pas décidé de raccrocher. On l’a regardé pour vous.

Un champion qui n’a plus rien à prouver… et pourtant

Au début du documentaire, une question s’impose rapidement : qu’est-ce qui peut encore pousser Novak Djokovic à se lever chaque matin pour s’entraîner ?

Le Serbe a remporté pratiquement tout ce qu’un joueur de tennis peut rêver de gagner. 24 titres du Grand Chelem, une médaille d’or olympique décrochée à Paris en 2024, la place de numéro un mondial et une collection de records qui semble presque interminable.

À ce stade, beaucoup auraient déjà rangé les raquettes. Pas Djokovic.

C’est justement ce paradoxe que Jason Hehir cherche à comprendre dans Novak Djokovic, le loup en hiver. Le réalisateur, déjà derrière The Last Dance, ne se contente pas d’aligner les images de ses victoires. Il cherche plutôt à comprendre l’homme qui se cache derrière le champion.

Et pour cela, le documentaire nous ramène notamment à l’Open d’Australie 2025, où Djokovic tente encore une fois de s’imposer face à une nouvelle génération qui entend prendre sa place.

De l’enfance en Serbie aux sommets du tennis

Pour comprendre Djokovic, le film remonte loin. Très loin. On découvre un jeune Novak dans les montagnes serbes, où ses parents avaient fait construire un court de tennis juste à côté de leur restaurant. Très tôt, ses capacités impressionnent. Mais derrière les premières frappes de balle se dessine déjà un projet familial : faire de Novak un champion.

La famille traverse pourtant des difficultés financières importantes après la guerre du Kosovo, à la fin des années 1990.

Et c’est justement cette période qui semble avoir profondément façonné le caractère du joueur.

Le documentaire laisse une place importante aux souvenirs de Djokovic pendant les bombardements. Face caméra, il raconte comment le tennis est progressivement devenu pour lui un refuge. Un endroit où il pouvait se concentrer, oublier ce qui se passait autour de lui et surtout exprimer ses émotions.

Il explique également cette volonté de ne jamais abandonner, même lorsque tout semble aller contre lui.

« Si la foule est contre moi, je m’en sers pour réveiller le guerrier qui sommeille en moi. »

Une philosophie que Djokovic associe à un concept serbe : l’« inat », mélange d’obstination, de bravoure et de fierté.

Djokovic : un « guerrier » qui a toujours eu besoin de repousser ses limites

Plus le documentaire avance, plus on comprend que la carrière de Djokovic ne repose pas uniquement sur son talent.

Son entourage raconte un homme obsédé par la préparation et la longévité. Depuis son enfance, il apprend à écouter son corps, à travailler sa respiration, à prendre soin de son alimentation et à protéger son mental.

Jelena Gencic, l’une de ses premières entraîneuses, lui aurait notamment transmis très tôt cette philosophie.

Des années plus tard, les conséquences sont visibles : Djokovic continue de rivaliser avec des joueurs parfois beaucoup plus jeunes que lui.

Andre Agassi, qui l’a entraîné pendant une année entre 2017 et 2018, apporte d’ailleurs un regard intéressant sur cette personnalité particulière. Selon lui, Djokovic aurait besoin de traverser des moments difficiles pour donner le meilleur de lui-même.

Sa femme, Jelena Djokovic, va encore plus loin en évoquant le sentiment que son mari porte constamment le poids de devoir prouver sa valeur.

Et c’est peut-être là que réside une partie de la réponse à la question centrale du documentaire.

« Novak Djokovic, le loup en hiver » revient aussi sur les polémiques

Novak Djokovic, le loup en hiver ne passe pas complètement sous silence les épisodes plus controversés de sa carrière.

Le film revient notamment sur l’affaire de l’Open d’Australie 2022. Non vacciné contre le Covid-19, Djokovic avait obtenu une exemption médicale pour entrer en Australie, avant de voir son visa annulé et d’être expulsé du pays avant le début du tournoi.

Face caméra, le joueur revient longuement sur cet épisode et donne sa propre version des événements.

Il estime notamment que la majorité des gens ne connaissent pas réellement ce qui s’est passé et considère avoir été présenté comme le « méchant » de l’histoire.

Il assure également ne jamais avoir été opposé ou favorable au vaccin, mais défendre avant tout la liberté de choix.

Un documentaire réussi, mais qui manque parfois de contradiction

Après environ 90 minutes, Novak Djokovic, le loup en hiver laisse une impression assez claire : le film cherche avant tout à comprendre Djokovic, mais aussi à raconter sa légende.

Les témoignages de sa famille, d’anciens entraîneurs et de grandes figures du tennis comme Andy Murray, Maria Sharapova ou Jim Courier permettent de mieux cerner le personnage.

Cependant, le documentaire privilégie largement les témoignages favorables au champion. Les controverses sont abordées, mais souvent à travers le regard de Djokovic lui-même. Il manque donc parfois un véritable contrepoint pour apporter davantage de profondeur à certaines séquences.

Cela n’empêche pas le film de réussir son objectif principal : montrer pourquoi Novak Djokovic continue de jouer alors qu’il a déjà tout gagné.

Il joue parce qu’il veut encore gagner.

Il joue parce qu’il refuse de considérer qu’une nouvelle génération puisse décider à sa place du moment où son histoire doit s’arrêter.

Et surtout, il joue parce que, malgré les années et les records, le guerrier est toujours là.

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