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Sonia Mabrouk sur BFM : le choix des invités ne passent pas du tout !

Habillage de l'émission 100% Mabrouk avec Sonia Mabrouk

À peine arrivée sur les antennes de BFMTV, les débuts de Sonia Mabrouk ne passent pas vraiment. En cause ? Le choix des invités ne plaît pas du tout. On vous explique ce qui ne passe pas.

Depuis le 24 août, Sonia Mabrouk est à la tête de l’émission « 100% Mabrouk » et ça fait déjà grincer des dents. Dans un premier temps, c’est le nom de l’émission en lui-même qui ne passait pas. Une revisite des noms de programme qui se faisait déjà sur CNews, chaîne qu’elle venait de quitter. Cette fois-ci, les critiques portent sur les invités eux-mêmes, on lui reproche de faire ce qu’elle faisait déjà sur le canal 14. On vous explique.

Sonia Mabrouk sur BFM : le nouveau CNews

L’arrivée de la présentatrice n’est pas vraiment une intégration réussie. Les audiences sont convaincantes, mais c’est le fond du programme qui ne va pas. Et pour cause, deux syndicats ont dénoncé un programme qui viendrait faire exactement ce qu’elle faisait sur CNews. Dans le détail, les syndicats SNJ et CGT lui reprochent « d’importer la ligne Cnews ». En plus de cela, selon Le Parisien, la Société des Journalistes de la chaîne a envoyé un mail interne à leur direction afin de critiquer le choix des invités de la nouvelle présentatrice.

Dans leur message, ils écrivent : « Nous avons assisté avec stupeur à la venue lundi de Sophie de Menthon, qui avait dit de Nafissatou Diallo que son viol (affaire DSK, NDLR) est ce qui lui est arrivé de mieux dans sa vie. Puis mardi à la venue de Céline Pina, qui avait associé Zohran Mamdani, le maire de New York, aux terroristes de 2001, ou qui avait minimisé la mort d’enfants palestiniens. »

Puis les deux syndicats d’ajouter : « Vaste blague« . C’est ainsi que commence leur communiqué. Si le directeur de la chaîne, Fabian Namias, évoquait l’arrivée de Sonia Mabrouk comme « un enrichissement très fort pour la chaîne », les syndicats pensent l’inverse. En effet, ils dénoncent « un défilé de personnalités d’extrême droite, toutes plus problématiques les unes que les autres ».

Robert Ménard, ça ne passe pas non plus

« Il n’est pas question que notre chaîne d’informations devienne sur cette émission une pâle copie d’une chaîne d’opinion, et nous resterons très attentifs à cela, alors que nous entrons en période présidentielle », écrivaient des journalistes de la SDJ dans un message interne.

Mais ce n’est pas tout : le projet d’interview de 20 minutes de Robert Ménard par Sonia Mabrouk ne passe pas. Chaque dimanche, la chaîne prévoit d’inviter le maire de Béziers « sans aucun contradicteur face à lui », s’indignent les syndicats. L’ancienne figure de CNews et longtemps proche du RN représenterait « une atteinte grave au pluralisme des courants politiques qui doivent tous être représentés sur nos antennes, surtout en année présidentielle », s’agace-t-on dans les couloirs de la chaîne selon Le Parisien.

Plateau de 100% Mabrouk, présenté par Sonia Mabrouk
©BFMTV

La direction tente de calmer le jeu en évoquant un contradictoire… après l’interview. La discussion sera suivie d’un bilan par trois éditorialistes de sensibilités différentes « pour faire le bilan de l’échange et permettre un débat d’idées ». Pas sûr que cela arrive à convaincre les journalistes et les syndicats.

La réponse de Sonia Mabrouk

Dès ce jeudi matin, au micro de France Inter, Benjamin Duhamel a donc interrogé sa consoeur. La présentatrice s’est d’abord réjouie des audiences de son émission puis s’est montrée « ravie » de l’attention que lui portent les syndicats. « Je préfère toujours l’attention à l’indifférence. Je préfère les conversations franches à la couardise« , a-t-elle déclaré.

Elle précise aussi ne pas être la première à faire face à un communiqué de syndicat, Benjamin Duhamel en a reçu un aussi à son arrivée sur France Inter. Il convient tout de même de préciser que le communiqué qui visait Benjamin Duhamel portait sur ses deux postes, l’un à BFM et l’autre à France Inter, et non pas sur le contenu de ses émissions.

Sonia Mabrouk invitée de Benjamin Duhamen dans l'interview politique sur France Inter
©France Inter

« Cela arrive à des journalistes, comme vous. Accordez-moi quand même la possibilité de discuter, de dialoguer, d’ajuster, j’entends tout ce qui est dit », ajoute Sonia Mabrouk. Sonia Mabrouk s’érige même en avocate de Sophie de Menthon et de Céline Pina, invitées les 24 et 25 août dans son programme. Si la direction parle d’une « erreur » et que « ces personnes ne reviendront pas à l’antenne« , la journaliste assume : « Je ne veux pas abandonner les personnes et qu’on puisse dire tout et n’importe quoi à leur sujet. Quand elles ont des propos qui choquent, je suis là évidemment pour être le garde-fou. Elles n’ont tenu aucun propos choquant sur cette antenne.« 

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