Si rien n’est jamais définitif dans une quotidienne, il semblerait que le destin amoureux de Ludo soit en passe de changer dans Un si grand soleil.
Interview dans le cadre du Festival de la Fiction TV 2026
Quel personnage hors-du-commun, quand même ! Il est toujours là où on ne l’attend pas, avec des réactions qu’on n’attend pas non plus, sauf avec les femmes.
Folco Marchi : Justement, mon personnage traverse une « bascule ». Sentimentalement, il était dans des dérives et des schémas répétitifs qui commençaient à l’abîmer et à fatiguer le public ou la production. Avec l’approche de la quarantaine, les scénaristes ont compris qu’il était temps de se réinventer : Ludovic cesse d’être simplement amoureux de l’amour pour devenir vraiment amoureux d’un être à part entière, avec plus de maturité et de sincérité.
Comment se déroule cette transition dans l’histoire ?
Folco Marchi : Ludo se lie d’amitié avec Marc Moore, un journaliste du Midi Libre, à travers la nature et la photo animalière. Marc se retrouve une fois de plus à l’hôpital. À son chevet, Ludo rencontre Paloma Garcin (jouée par Ophélie Lhemann), dont il tombe véritablement amoureux. Cela donne un jeu beaucoup plus pur, sincère, équilibré et moins dépendant affectivement.
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Le personnage de Ludo représente aussi une partie de la population un peu oubliée, plus populaire ou liée à l’agriculture. Qu’en pensez-vous ?
Folco Marchi : J’aime beaucoup ce que tu dis. C’est une de mes convictions d’interpréter un personnage auquel tout le monde peut s’identifier, comme « monsieur tout le monde », cette personne qu’on croise dans la rue.
La série a franchi le cap des 2 000 épisodes, près de 8 ans après son lancement en août 2018. Vous étiez là depuis le tout début. Quel parcours !
Folco Marchi : Je me souviens très bien de cette énergie de départ, d’aventure commune et d’émulsion. Il y avait un sentiment de famille en train de naître. Cet appétit est insatiable et on a toujours envie d’y aller à fond.
Comment un acteur garde-t-il la fraîcheur du jeu au quotidien sans tomber dans la routine, alors qu’il n’est pas forcément là tous les jours ?
Folco Marchi : C’est une question de foi et d’amour pour le jeu et le plateau. Le plateau est un lieu qui nous protège, parfois même de la vie. Pour moi, c’est un peu la rentrée des classes tous les matins. Étant un ancien cancre à l’école, j’ai cette sensation de rattraper mes classes en apprenant constamment.

Est-ce que l’on vous laisse la liberté de vous épanouir ailleurs et de faire d’autres choses ?
Folco Marchi : On nous laisse extrêmement libres. Je ne sais pas où je serai dans trois mois, mais on ne me demande pas d’être astreint à résidence. Par exemple, j’ai tourné dans une autre série qui cartonne, et on m’a laissé y aller. Personne ne m’empêche d’écrire mon film à côté. C’est aussi ça le succès de cette série : des acteurs libres et heureux.