Le cheval et son cavalier forment un duo mythique qui traverse les siècles et les genres cinématographiques. Si le western a longtemps monopolisé les plus belles chevauchées, le petit écran s’est emparé de ce motif universel pour créer des personnages inoubliables. Qu’ils incarnent la liberté, la justice, la rébellion ou la survie, ces cavaliers ont marqué l’histoire des séries télévisées par leur relation fusionnelle avec leur monture.
La nouvelle édition du Salon du Cheval de Paris se tiendra du 4 au 6 décembre prochain. A l’occasion de cette nouvelle édition, on vous propose un tour d’horizon de cinq cavaliers qui ont laissé leur empreinte au grand galop dans les séries télé.
1. Jon Snow et sa monture sombre (Game of Thrones)
Dans l’univers impitoyable de Westeros, les chevaux sont indispensables pour survivre aux hivers glaciaires et aux longues campagnes militaires. Parmi les nombreux cavaliers de la saga, Jon Snow (Kit Harington) se distingue par son allure de preux chevalier moderne, fidèle aux teintes sombres de la Garde de Nuit qu’il a servie si longtemps.
Qu’il s’agisse de charger en solitaire face à l’armée de Ramsay Bolton lors de la célèbre Bataille des Bâtards ou de chevaucher au-delà du Mur, Jon incarne le courage et le sens du devoir. Sa silhouette sur son cheval bai ou noir, le regard grave tourné vers l’horizon, résonne avec la robe immaculée de son loup Ghost (Fantôme) et est devenue l’une des images les plus iconiques de la fantasy télévisuelle.

2. John Dutton et l’esprit du Montana (Yellowstone)
Impossible d’évoquer les cavaliers des séries modernes sans s’arrêter dans les grands espaces du Montana. John Dutton (Kevin Costner), patriarche tout-puissant de la série Yellowstone, est l’archétype du cowboy contemporain.
Vétuste et intransigeant, Dutton vit littéralement en selle. Pour lui, le cheval n’est pas seulement un outil de travail indispensable pour gérer le plus grand ranch des États-Unis ; c’est le prolongement de sa propre autorité et de son attachement viscéral à sa terre. Les scènes de rodéo, de tri du bétail et de longues chevauchées solitaires au coucher du soleil confèrent à la série une dimension presque mystique.

3. Daryl Dixon et sa moto… ou son cheval ? (The Walking Dead)
Dans un monde post-apocalyptique ravagé par les rôdeurs, le carburant vient rapidement à manquer. C’est ainsi que Daryl Dixon (Norman Reedus), initialement inséparable de sa moto, est contraint de renouer avec les méthodes traditionnelles de transport.
Le voir troquer sa cylindrée contre un cheval marque un tournant poétique dans son personnage. Même si Daryl reste un rebelle solitaire, son aisance à cheval symbolise sa capacité d’adaptation et son retour à une forme de pureté sauvage. Le cheval devient son allié le plus sûr pour patrouiller dans les bois et échapper aux hordes de morts-vivants.

4. Tommy Shelby et les parvis de Birmingham (Peaky Blinders)
À première vue, le milieu criminel des années 1920 à Birmingham ne se prête guère aux balades équestres. Pourtant, Tommy Shelby (Cillian Murphy) entretient un rapport passionné et stratégique avec les chevaux, notamment à travers l’écurie familiale et ses investissements dans les courses hippiques.
Pour le chef des Peaky Blinders, le cheval incarne le prestige, l’ascension sociale et le contrôle. Les superbes plans de Tommy chevauchant à travers la brume ou inspectant ses pur-sang révèlent une facette plus calme et mélancolique du personnage, loin de la violence des rues de Birmingham.

5. Zorro, le maître masqué de la nuit (Zorro)
Inutile de remonter aux séries d’animation pour trouver le plus grand justicier équestre de tous les temps : Don Diego de la Vega, alias Zorro, reste le pionnier absolu. Qu’il soit incarné par Guy Williams dans la célèbre série Disney des années 1950 ou par d’autres adaptations cultes, le cavalier masqué ne va nulle part sans Tornado, son magnifique étalon noir.
Symbole de justice, de rapidité et de liberté, Tornado sait se montrer aussi discret que son maître pour fondre sur les tuniques rouges. Leurs cabrioles spectaculaires et leurs fuites au galop dans les décors californiens ont fait rêver des générations de téléspectateurs.

En selle pour l’éternité
Du froid mordant de Westeros aux pistes poussiéreuses du Montana, en passant par les ruelles sombres de Birmingham, ces cavaliers prouvent que le cheval reste le plus bel ambassadeur de la liberté à l’écran. Plus qu’un simple moyen de transport, il est le miroir de l’âme de celui qui le monte, amplifiant son charisme et son destin.