Un élève du collège Lakanal d’Aubagne a ouvert le feu dans l’établissement scolaire lundi matin, blessant le principal du collège et une professeure de mathématiques. Ce drame nous questionne à nouveau sur la sécurité qui entoure les collèges et lycées.
Une enquête a été ouverte pour tentative d’assassinat après qu’un élève scolarisé en troisième au collège Lakanal d’Aubagne a ouvert le feu. Le principal et une professeure de mathématiques sont blessés. Aucun autre blessé n’est à souligner, mais ce sont bien des centaines d’élèves et de familles qui ont échappé au drame. Le suspect a été placé en garde à vue ainsi que ses parents qui possédaient l’arme, un fusil de chasse calibre 12. Les deux adultes sont soupçonnés de détention illégale d’arme à feu. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.
Au micro de France Inter ce matin, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, est revenu sur cet incident en apportant des éléments : « On ne connaît pas le mobile, ce qui est frappant c’est le caractère prémédité. On est sur un jeune qui avait une intention de tuer. » Interrogé au sujet de la sécurité, Édouard Geffray relance la question : « Le débat de la sécurisation des établissements scolaires est légitime car il y a une irruption dans l’école et contre l’école d’une violence absolument débridé. »
Le débat de la sécurité à l’école relancé
Alors quelles solutions peuvent être apportées ? L’une des premières idées qui vient en tête sont les portiques de sécurité à l’entrée des lycéens où les élèves n’ont qu’à passer leurs cartes de lycéens pour entrer. Martine Vassal, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, assure que ce barrage filtrant a été proposé à la précédente principale du collège Lakanal. « Je regrette que la principale précédente n’ait pas accepté qu’on puisse mettre au moins des portiques de sécurité« . Si ces portiques sont utiles pour empêcher des individus extérieurs de rentrer dans l’établissement, ils auraient été inutiles hier. L’assaillant étant un membre du lycée, il serait rentré comme les autres élèves. Certains portiques peuvent détecter le métal d’une arme blanche par exemple mais sont plus cher, environ 10 000€, et ralentissent l’entrée des élèves.
Fouiller les sacs a aussi été avancé comme l’une des solutions pour empêcher tout type d’arme de rentrer dans un établissement scolaire. Cependant cette idée semble inenvisageable tant elle demande des moyens énormes. L’entrée devra être assurée par plusieurs surveillants et sera grandement ralentie.
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Poser des caméras est aussi une solution mais elle aussi coûte cher. En Essonne par exemple, 30 millions d’euros ont été investis pour installer 800 caméras dans les collèges. L’option la plus efficace reste les fouilles policières aux abords des collèges et lycées. Depuis mars 2025, 28 000 fouilles ont permis de saisir près de 1 000 armes blanches dans les sacs des élèves.
À l’heure où la France doit faire des économies, il semble difficile de voir le gouvernement et les départements débloquer de gros budgets pour sécuriser les établissements de l’enseignement secondaire. Pour rappel, s’introduire dans un établissement scolaire est passible de trois ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amendes.