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Vu à la télé: Stranger Things Passé comtemporain

8 épisodes disponibles depuis le 15 juillet sur Netflix pour raconter cette histoire, ça va tres vite. Stranger Things est définitivement un des événements télévisuels de cet été 2016. Bienvenue pour une plongée dans un univers à la fois old school et définitivement moderne.

Stranger Things se passe en 1983 dans la petite ville de Hawkins. Après une partie de Donjons & Dragons, une bande de 4 amis se sépare et chacun rentre chez lui, ou presque. Will Byers, l’un d’eux, disparaît mystérieusement. A ce stade on sait également qu’il y a un monstre, une mystérieuse petite fille, répondant au nom de “11” (eleven en anglais, diminutif “El”), et une organisation gouvernementale pas sympa qui a quelque chose a voir avec tout cela. [youtube id=”b9EkMc79ZSU”]

Owner of a lonley heart (Yes, 1983)

Créée par les frères Duffer (Matt et Ross, des jumeaux), la série est posée dès le départ comme une série hommage. Hommage au cinéma de Steven Spielberg, et plus généralement aux productions Amblin Entertainment, à celui de John Carpenter, à la littérature de Stephen King, mais aussi de H.P. Lovecraft, et plus généralement à toute une époque qui a résolument le vent en poupe, quelques trente ans plus tard.

Au fil de la série on suivra 3 groupes de personnages, qui correspond à 3 groupes d’âge. Les collégiens, nos amis joueurs de Donjons & Dragons, Mike (Finn Wolfhard), Dustin (Gaten Matarazzo), Lucas (Caleb McLaughlin) et Eleven (Millie Bobby Brown). Les Lycéens Jonathan Byers (Charlie Heaton), frère du disparu, Nancy (Natalia Dyer) et Steve (Joe Keery), et enfin les adultes, représentés par Joyce Byers (Winona Ryder), maman du disparu, et le Chef Hopper (David Harbour). Chacun de ces groupes va mener l’enquête et va découvrir une partie de la vérité.

Cette façon de raconter cette histoire par le biais de ces 3 groupes de personnages a un double avantage. En effet, cela permet de s’adresser à un public large, qui va, selon, plutôt s’identifier aux uns ou aux autres, mais également, puisque l’on est dans l’hommage assumé, de multiplier les références. Pour les collégiens, on pense à E.T., Les Goonies ou encore Stand by me. Chez les ados on a à la fois des faux airs de films de John Hugues mais également des références aux slashers et films horrifiques de l’époque, tel Halloween ou The Evil Dead. Enfin chez les adultes, on pense aux Dents de la mer ou Rencontre du 3e type. Mis a part Winona Ryder, Matthew Modine et David Harbour, l’essentiel du cast est composé de relatifs inconnus. Force est de constater que les frères Duffer ne s’y sont pas trompés. Il n’y a pas une fausse note, tout le monde est absolument impeccable dans la série.

Should I stay, or should I go (The Clash, 1982)

Evidemment il n’est absolument pas question de spoiler l’intrigue de cette série, ou de ce grand film de presque 8 heure. Grand film ? Oui, ici c’est totalement assumé par les créateurs, on est pas dans la formule, on est bien dans une grande et unique histoire qui est simplement découpée en 8 chapitres, littéralement. D’ailleurs, lorsque les créateurs du show sont interrogés (notamment un interview donnée à Empire et publiée le 14 juillet 2016) sur une potentielle saison 2, ils répondent en confiant que si elle devait advenir, elle serait une “séquelle”, ou suite, plus qu’une redite de ce qu’ils on fait en saison 1. Ça c’est dit. Cette vision de leur série vaut également pour le binge watching (ou “visionnage à la chaîne”), puisque les auteurs incitent le publique à regarder la série d’une traite, puisque, dans leur esprit, l’ensemble des épisodes constituent une seule grande unité.

Si l’ensemble se fonde sur un hommage à une certaine époque et même un certain cinéma, la série a pourtant une profonde modernité, sur au moins deux points. Tout d’abord sur cette forme sérielle, qui par définition n’aurait pas été possible à l’époque, en effet, pas de plateforme permettant la diffusion in-extenso d’une saison entière d’un coup à l’époque. Ensuite par la réalisation de l’ensemble qui jouit d’une belle technique et nous offre donc une mise en images très efficace et réussie, et enfin dans l’écriture et le rythme.
Une mention spéciale à la musique et notamment au générique qui, comme la série, est à la fois entre l’hommage et la modernité. [youtube id=”VPDZkbq0Zp8″]

Stranger Things ce n’est pas une utilisation cosmétique des années 80, mais bien un hommage, comme J.J. Abrams l’avait fait dans son Super 8, les ressemblances entre les deux oeuvre sont d’ailleurs assez criantes. Evidemment, au cœur, il y a ces gamins. Les frères Duffer ont été ces gamins et les racontent avec acuité et tendresse. En cela, il y a quelque chose de fondamentalement personnel dans cette histoire. Celles et ceux d’entre nous qui ont été ces collégiens s’y retrouverons sans aucun doute.

Netflix nous offre donc, une fois de plus, une belle série, très réussie, un must watch de l’été 2016.

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