Abdelaziz Bouteflika, actuel président de l’Algérie, va être candidat aux élections présidentielles pour sa réélection. Un 5ème mandat, pour un chef d’État qui ne s’exprime plus en public depuis 2013…

La nouvelle est tombée dimanche 28 octobre, annoncée par le chef du parti présidentiel Djamel Ould Abbes par l’agence de presse d’État APS : Abdelaziz Bouteflika sera le candidat du Front de libération nationale (FLN) pour un cinquième mandat. Les élections sont prévues en avril 2019.

« Cette candidature est une revendication de tous les cadres et militants du FLN sur l’ensemble du territoire national », a déclaré le chef du parti présidentiel, Djamel Ould Abbes.

L’homme de quatre-vingt un ans est président depuis 1999, il détient le « record de longévité à la tête de l’Algérie« .

À quatre-vingt un ans, M. Bouteflika est président depuis 1999. Il est l’homme qui détient le record de longévité à la présidence algérienne.

Victime d’un AVC en 2013, Abdelaziz Bouteflika ne s’exprime plus en public et se déplace en fauteuil roulant. De nombreuse spéculations planent autour de sa santé. En 2014, il avait été réélu pour un quatrième mandant, un an après son AVC qui lui aura valu quatre-vingt jours d’hospitalisation à Paris.

Et ce n’est pas tout, l’homme d’État a eu de nombreux suivis médicaux. En février 2017, le président algérien avait fait reporter une visite de la chancelière allemande, Angela Merkel en Algérie, pour cause de « l’indisponibilité temporaire » de M. Bouteflika due à une « bronchite aiguë« .

Après dix-neuf ans de règne, Abdelaziz Bouteflika est l’un des présidents les plus anciens et fait parti « des records de longévité au pouvoir« , selon Libération. L’homme avait « supprimé lui-même la limitation du nombre de mandats présidentiels, éveillant les soupçons d’une présidence à vie.« , explique le quotidien. En 2016, le Parlement « a adopté le projet de révision constitutionnelle« , ce projet « limite à deux le nombre de mandants présidentiels. ». Avec le quatrième mandat obtenu en 2014, ce cinquième sera le dernier.

« La francophonie est soucieuse des règles en démocratie, de la liberté du vote, du respect des lois constitutionnelles et de l’aspiration des peuples, de tous les peuples à des élections libres. », avait déclaré l’ex Président de la République François Hollande, lors du Sommet de la Francophonie, en 2014.

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