Depuis la sortie de Crimson Desert ce 19 mars dernier, l’ensemble de l’industrie du jeu vidéo se tourne vers la Corée et ses k-games, qui semble être la nouvelle poule aux œufs d’or de l’industrie.
Crimson Desert n’est pas qu’un jeu. C’est un signal destiné à faire réagir l’entièreté de l’industrie vidéoludique. Quand Pearl Abyss a finalement livré son action-RPG en monde ouvert après des années d’attente et de revirements, la communauté internationale a retenu son souffle. La Corée du Sud a prouvé qu’elle pouvait jouer dans la cour des grands. Mais le studio de Black Desert Online n’est pas seul. Derrière lui, toute une génération de développeurs coréens frappe à la porte du marché mondial avec des ambitions clairement affichées. Ils souhaitent mettre sur pied des AAA rivalisant avec les meilleurs jeux occidentaux. Tour d’horizon des k-games qui méritent vraiment votre attention.
Les « k-games » : du MMO au jeu solo
Pendant des années, la Corée du Sud s’est imposée comme un pays maître en matière de jeux massivement multijoueur (MMO). Nexon, NCsoft ou Netmarble, l’ensemble de ces studios ont mis sur pied durant des années des MMO. Ces derniers disposaient souvent d’un modèle économique très agressif qui rebutait les joueurs non initiés, c’est-à-dire bien souvent les joueurs occidentaux. C’est Stellar Blade, arrivé en 2024, qui a mis un réel coup de pied dans la fourmilière en trouvant un public au-delà des frontières coréennes. Remarquable graphiquement, le jeu avait fait passer un message clair : les « k-games » ne se cantonnent plus au MMO.
Woochi the Wayfarer : un « The Witcher » à la coréenne ?
C’est sûrement un des projets les plus excitants de cette nouvelle vague émergente. Woochi the Wayfarer est un k-games d’action-aventure proposant une expérience exclusivement solo. L’aventure prendra place durant l’ère Joseon, une période historique de la Corée, et y ajoutera des aspects de dark fantasy. La bande-son promet d’être géniale puisque c’est Jung Jae-il, le musicien à l’origine des musiques de Parasite et de Squid Game, qui s’en occupera.

La comparaison avec la célèbre franchise The Witcher s’impose naturellement. Développée par le studio polonais CD Projekt Red, cette série de jeux est devenue la référence absolue du RPG action-aventure solo ancré dans un folklore national. The Witcher 3 : Wild Hunt avait, en 2015, marqué les esprits en prouvant qu’un studio « underground » pouvait rivaliser avec les plus grands. Et ce, en s’appuyant sur une culture et une mythologie propres à son pays pour construire un univers d’une richesse exceptionnelle. C’est la recette que semble vouloir reprendre LoreVault, les développeurs. Le but est de s’emparer du patrimoine coréen pour en faire le socle d’un jeu solo ambitieux, tourné sous Unreal Engine 5, et destiné au marché mondial. Le parallèle est flatteur, mais il souligne surtout une vérité. La culture d’un pays, bien racontée, peut parler à tout le monde.
Une recette maîtrisée ?
Entre son histoire et sa pop culture, la Corée puise dans son patrimoine culturel afin de s’affirmer comme un futur grand pays du jeu vidéo. La formule des k-games n’est plus une simple imitation de formule préexistante. C’est une proposition propre avec des codes, des mythes et une esthétique dédiée. Une question reste cependant en suspens pour l’entièreté des observateurs du milieu. Ces jeux tiendront-ils leurs promesses ?
L’annonce récente de Stellar Blade 2, qui sera cette fois distribué par Shift Up, apporte un élément de réponse. Nous aurons la réponse lors de sa sortie qui n’a pas encore été annoncée.