Suite au tweet polémique de Squeezie, l’un des youtubeurs les plus influents de France, la twittosphère s’affole et les témoignages de femmes ou jeunes filles se multiplient.

Peu de temps avant l’annonce de ses vacances, le Youtubeur Squeezie a lâché une information qui a chamboulé la communauté Twitter. Depuis sa publication, le 6 août en fin d’après-midi, les réactions au tweet se sont multipliées. Entre récits de scènes vécues, témoignages directs avec ou sans preuves à l’appui, partages de captures d’écrans, … Squeezie, de son vrai nom Lucas Hauchard, a décidé de poster un second tweet pour modérer l’opinion publique.

Mais cela n’a pas suffi à calmer le véritable raz-de-marée provoqué par le tweet du jeune youtubeur. Avec 11 millions d’abonnés Twitter, la visibilité d’un tel message est considérable. Aimé plus de 117.000 fois et retweeté par 47.000 utilisateurs, la voix de Squeezie raisonne désormais dans toutes les TL. Le #BalanceTonYoutubeur est vite apparu parmi les tendances Twitter qu’il truste désormais. Il n’est pas sans nous rappeler le #BalanceTonPorc survenu en octobre 2017 pour permettre aux femmes victimes de harcèlement sexuel de s’exprimer librement sur le sujet et dénoncer leur ravisseur. Aujourd’hui, le milieu du cinéma laisse place à Youtube.

Un déferlement de tweets

Les réactions sont multiples et pointent chacune les dérives d’un milieu associé au pouvoir de la notoriété et de l’argent. Sur Twitter, nombreux furent les utilisateurs à partager leur expérience traumatisante, au vu d’une grande communauté. Néanmoins, les rumeurs à ce sujet ne datent pas d’hier. Actuellement, la parole semble enfin se libérer. Et les victimes trouvent le courage de parler.

Le 25 juin, Squeezie évoquait déjà dans une vidéo dédiée au jeu Fortnite, un Youtubeur qui « contacte des mineurs par messages privés pour sortir avec elles. » Désormais, Internet cherche des noms, des réponses et surtout, des coupables. Le désir de vérité est tel qu’il devient de plus en plus complexe de démêler le vrai du faux. Nombreuses sont les captures d’écran qui accusent certains youtubeurs de harcèlement sexuel.

Dans ce jeu du chat et de la souris, les pertes peuvent être grandes. Youtubeur accusé à tort et diffamé, victime dont le récit est rejeté : le tweet de Cyprien souligne les précautions nécessaires pour traiter un tel sujet.

Mashable a également recueilli un témoignage anonyme d’une jeune femme – qu’ils nommeront « Emma » – amie d’un youtubeur aux pratiques dérangeantes. Ce dernier avait tenu une conversation déplacée avec une abonnée de 14 ans, en parfaite connaissance de cause. Il la décrit comme « torriiiiiiiiiiiiiiiiiide » auprès de ses amis.

Des pratiques déjà connues

Si l’évènement explose aujourd’hui, de telles pratiques ne sont pas inédites dans le monde Youtube.
En 2016, un Youtubeur belge spécialisé sur Minecraft, aurait demandé des nudes à des mineurs. Le jeune homme n’avait pas été condamné. Chris Ingham, Youtubeur américain, avait été accusé pour les mêmes faits.

Seul un Youtubeur sera condamné pour de telles pratiques. Il s’agit de Mike Lombardo, musicien américain, plus connu sous le nom de « Piano Max ». Le Youtubeur envoyait des messages et photographies à caractères sexuels à des personnes mineures. Il écope de cinq ans de prison pour pédopornographie.

Les médias traditionnels, comme Le Parisien, se sont bien entendus saisis de l’affaire.
Affaire à suivre comme on dit mais le tsunami n’a pas fini de submerger Youtube et les conséquences commencent déjà à se faire ressentir.