L’examen du permis de conduire reste très couteux. En moyenne, il faut débourser plus de 1600 euros pour pouvoir le passer. Un budget jugé trop excessif pour une grande majorité des Français. C’est pour cela qu’un rapport parlementaire est présenté aujourd’hui.

Un projet qui a été élaboré par la députée du Gard, Françoise Dumas. Il sera également possible de le passer pendant le service national universel. La parlementaire suggère aussi d’instaurer un « contrat-type » afin que le coût final des formations soit transparent et de permettre aux aspirants de s’inscrire eux-mêmes à l’examen sur un portail en ligne, sur le modèle des « candidats libres ».

Le véritable succès de la conduite accompagnée

74,24 %. C’est le pourcentage d’obtention du permis de conduire après la pratique de la conduite accompagnée. Le texte prévoit « d’expertiser l’abaissement à 17 ans de la limite d’âge pour la délivrance du permis B, valable uniquement sur le territoire national » pour les apprentis ayant satisfait à la conduite accompagnée. » La seule contrainte qui peut se joindre à cette obtention est que la personne qui obtiendra le permis à l’âge de 17 ans ne pourra en aucun cas conduire seul avant ces 18 ans et il lui sera interdit de conduire durant la nuit pour des questions de sécurité routière.

Une aide au financement de cet examen

En moyenne, le permis de conduire représente un coût élevé (1600 euros en moyenne). Une dépense que beaucoup de jeunes ne sont pas en mesure de débourser. C’est pourquoi le rapport propose de l’intégrer au SNU (service national universel) qui sera – normalement – mis en place en juin prochain. Selon le journal Le Point, « Le SNU se décomposera en deux parties : une partie obligatoire, d’une durée de trois semaines, et une facultative dite SNU volontaire de longue durée, de 3 à 12 mois. » Une fois inscrit, les jeunes auront la possibilité de passer le code et le permis gratuitement, les frais étant pris en charge par l’État.

« Nous voulons garantir dans le temps et sur tout le territoire une formation de qualité et accessible, en termes de coûts et de délais. »

La réforme des auto-écoles

C’est la raison pour laquelle les auto-écoles ont manifesté dans Paris hier. Le rapport préconise une réforme de l’agrément des auto-écoles, pour le délivrer au niveau national et non plus départemental. Mais un problème de taille s’oppose aux moniteurs : de plus en plus de formation en ligne vont ouvrir et mettre en péril le commerce de ces centres d’évaluation. Cette concurrence est jugée déloyale et démesurée pour les professeurs de conduite.

En contrepartie, le projet conseil d’adapter des obligations réglementaires, redéfinir les relations entre les plateformes et les moniteurs » pour mettre tous les acteurs « sur un pied d’égalité ». En 2017 plus d’un million de candidats ont passé le permis de conduire avec un taux de réussite de seulement 57,23 %.

Les simulateurs de conduite

Excepté l’intégration au SNU ou le passage du permis à 17 ans, la députée Françoise Dumas met en avant d’autres pistes concernant cette réforme. La seule pour l’instant envisageable est le développement du simulateur de conduite pour tester les jeunes en condition réelle. « En mettant les jeunes en situation de freinage, de conduite de nuit, sous la neige ou en état d’ébriété, ces simulateurs permettent de leur faire prendre conscience de la réalité de ce qu’ils ont acquis au niveau théorique, avant de passer au cours de conduite dans une voiture », souligne Françoise Dumas. Mais pour éviter l’endettement des auto-écoles, le rapport propose des dispositifs d’incitation, via un avantage fiscal.