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Cerveau connecté : Neuralink recherche des cobayes humains

La réalité rattrape la fiction. L’entreprise Neuralink développe une interface reliant le cerveau aux ordinateurs. Elon Musk, l’un de ses cofondateurs, a annoncé mardi soir à San Francisco qu’elle prévoit ses premiers tests sur des individus l’an prochain.

« La symbiose parfaite entre le cerveau humain et l’intelligence artificielle ». Ce sont les mots utilisés par Elon Musk mardi 16 juillet au moment de la présentation de l’implant cérébral développé par Neuralink. Pour la première fois, cette startup fondée en 2016, met en scène ses avancées technologiques à l’occasion d’une conférence de presse.

Une alternative vitale

« Nous pouvons réaliser une interface cerveau-machine complète » s’est félicité le cofondateur de Neuralink lors de la présentation des résultats de leurs recherches. L’entrepreneur considère cette alternative comme vitale pour faire face à l’intelligence artificielle. L’IA fait courir le risque, selon lui, que les humains ne deviennent un jour plus que des animaux domestiques.

Une technologie futuriste

Le premier implant cérébral sur une personne paralysée a eu lieu en 2006. La technologie utilisée s’appelle BrainGate. Elle a depuis permis d’autres exploits comme le contrôle de bras robotiques. Les chercheurs de Neuralink sont parvenus à créer un implant beaucoup plus évolué.

La firme a dévoilé une première version d’un minuscule capteur destiné à être implanté dans le cerveau grâce à une infime incision. Cette tâche de haute précision est pratiquée par un robot. Le système final envisagé se présente sous la forme d’un implant sous la peau parfaitement invisible. Il est composé d’une ou plusieurs puces électroniques liées à de nombreux fils qui traversent le crâne pour atteindre le cerveau. Un boîtier externe est placé derrière l’oreille et se connecte sans fil à l’implant pour ensuite communiquer avec un autre appareil.

Un projet prometteur

L’objectif est que l’individu doté d’implants puisse contrôler un téléphone intelligent par la pensée. Mais la technologie peut éventuellement s’étendre à d’autres dispositif. « Cela a un énorme potentiel » estime Elon Musk.

À long terme, il faut rendre les implants fiables et simples. Des individus qui rêvent de doter leur cerveau d’une puissance informatique peuvent le faire avec cette technologie.

Une symbiose pas encore acceptée

Testé avec succès sur des singes et des rats, l’implant cérébral développé par la firme a pour objectif de guérir des maladies neurologiques. Le but est que, grâce à lui, des personnes paralysées soient capable de piloter un ordinateur par le cerveau. Le recrutement de cobayes est lancé avec des essais sur les Humains prévus en 2020.

Certains soutiennent ce projet qui peut aider à faire progresser le genre humain.

Mais d’autres dénoncent ce transhumanisme qui ne s’adresse, selon eux, qu’aux personnes fortunées, qui ont les moyens de payer de telles opérations.

Le projet de Neuralink s’inscrit dans une approche à long terme . Le développement d’une telle technologie nécessite de grands progrès dans notre connaissance du cerveau qui reste encore aujourd’hui très floue.

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