Dans la nuit du mardi 7 avril au mercredi 8 avril, Donald Trump a annoncé une trêve de 15 jours après la réception d’une proposition iranienne. L’Iran propose entre autres une réouverture du détroit d’Ormuz.
5 semaines après le début du conflit opposant les États-Unis et l’Iran, les deux belligérants n’ont jamais été plus proches de la mise en place de la paix. Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social, la mise en place d’un cessez-le-feu de deux semaines après avoir reçu une proposition iranienne en 10 points.
Une proposition qui satisfait tout le monde ?
Cette proposition a été jugée comme suffisamment sérieuse par le président américain pour suspendre les hostilités. L’élément central de cet accord préliminaire est bien sûr la réouverture du détroit d’Ormuz. Maintenu fermé depuis le 5 mars 2026, ce détroit est un axe économique stratégique puisqu’il permet de faire transiter 20 % de la consommation mondiale de pétrole brut. Sa fermeture avait provoqué une flambée record des prix à la pompe dans l’ensemble des pays occidentaux, pesant lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et alimentant un phénomène d’inflation déjà omniprésent. L’annonce de la trêve a d’ailleurs eu un effet immédiat. Le cours du baril de pétrole a chuté de 15 % en quelques heures. Cette chute lui a alors permis de repasser sous la barre symbolique des 100 dollars, signe de l’immense soulagement des acteurs économiques mondiaux.
Cette annonce a provoqué nombre de réactions sur la scène internationale. En France, c’est Emmanuel Macron qui a réagi en réunissant dès 8 h 30 ce mercredi 8 avril un conseil de sécurité. Au cours de ce dernier le président français a exigé, épaulé par le gouvernement espagnol que les combats entre Israël et le Hezbollah au Liban cessent également. Israël a jusqu’à lors refusé catégoriquement et perpétue les combats au Liban. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est lui montré intransigeant envers la filière pétrolière. « Quand les prix mondiaux baissent, les prix mondiaux à la pompe doivent baisser aussi vite qu’ils sont montés. Le gouvernement y veillera » explique-t-il. Pour y veiller justement, le locataire de Matignon a par la même annoncé la mise en place d’un plan de contrôle.
La trêve de 15 jours annoncée entre les États-Unis et l’Iran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette avancée diplomatique a de premiers effets sur le prix du pétrole.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) April 8, 2026
Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés. Le…
Les autres conditions qui permettraient la mise en place d’un cessez-le-feu
Bien que la réouverture du détroit d’Ormuz soit importante, d’autres points composent aussi l’accord discuté entre l’Iran et les États-Unis. Les Iraniens demandent à perpétuer leur enrichissement en uranium 231 afin d’atteindre la barre des 90 % d’enrichissement nécessaire à la fabrication d’une bombe nécessaire. De plus, une levée des sanctions économiques et militaires contre le pays du Moyen-Orient serait de mise. L’Iran demande également le paiement des réparations suite aux dégâts de l’armée américaine sur le territoire iranien. Téhéran a également tenu à lier son destin à celui du Liban puisque dans sa proposition l’Iran demande « la cessation de la guerre sur tous les fronts, y compris contre le Hezbollah au Liban. »
De son côté, le 47e président des États-Unis s’est montré optimiste affirmant qu’un grand ensemble de points de discorde entre les deux belligérants sont aujourd’hui un accord. Cet accord serait selon lui une base viable permettant des négociations saines sur les deux semaines suivantes.