Dès le 8 juillet, vous pourrez enfin aller voir « Evil Dead Burn » au cinéma. Ce nom vous dit quelque chose ? C’est le septième film que réalise la franchise Evil Dead. Véritable classique de l’horreur, vous la connaissez sûrement pour son esthétique gore, son humour absurde et ses scènes invraisemblables.
Après l’enterrement de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de sa belle-famille pour partager un dernier repas à sa mémoire. Mais la réunion familiale bascule dans l’horreur lorsque ses proches se transforment, l’un après l’autre, en créatures démoniaques. Confrontée à cet enfer, Alice découvre que les vœux prononcés autrefois continuent de la lier à son mari… bien au-delà de la mort.
La genèse d’Evil Dead
Evil Dead commence avant tout par une trilogie aussi expérimentale que macabre. Le premier film est réalisé par Sam Raimi et quelques uns de ses amis alors qu’ils n’ont que 19 ans et très peu de moyens. Ils réussissent à financer le tournage en enchaînant les courts métrages. Bruce Campbell commencera à jouer pour eux en tant que démon dans Within the Woods. L’acteur négociera lui-même pour que son personnage devienne le héros du long métrage. il apparaitra donc à l’écran dans le rôle d’Ash Williams, protagoniste des trois premiers films et d’une série à son nom.

L’histoire met en scène deux couples tombant sur le Necronomicon Ex-Mortis, un livre issu de la littérature Sumérienne. Le seul fait de le lire provoque le chaos et la terreur, transformant certaines personnes en démons. Ce sont les cadavéreux, des humains possédés et extrêmement dur à tuer.
Le succès est total et ce premier film devient rapidement culte. Il est pour Stephen King « le film le plus féroce et le plus original vu depuis 20 ans ». Admiré pour sa qualité et pour l’ingéniosité déployée par Sam Raimi, l’accueil du public permettra de débloquer des fonds. Sa première diffusion rapporte 3 million de dollars. Il produira ensuite Evil Dead 2, un remake du premier. Il le considère comme ce que le film aurait pu être si il avait eu assez d’argent à l’époque puis complète la trilogie par Evil Dead 3.
L’ expansion de la franchise
La trilogie étant devenue un classique du monde de l’horreur. Le réalisateur Fede Alvarez se joint à lui pour agrandir la franchise avec un nouveau film en 2013. Il fait évoluer l’esthétique et donne un renouveau à la franchise. Le ton est plus brutal et sérieux mais les critiques restent positives. C’est ensuite au tour d’Evil Dead Rise, réalisé par Lee Cronin, de sortir en 2023.
L’univers d’Evil Dead marque le public. Et comme toute oeuvre marquante, le pop culture s’en empare. La franchise sort plus d’une dizaine de jeux vidéo. Pour n’ en citer que deux ; Evil Dead : Hail to the king et Evil Dead : Fistful of Broomstick. Mais son influence s’étend au comics. Marvel en font même un crossover dans leur série Marvel Zombies.

Véritable figure de l’anti-héros, le personnage d’Ash a le droit à sa propre série. Bruce Campbell se retrouve donc à interpréter le personnage pour trois saisons entre 2015 et 2018. Après avoir pris sa retraite de tueur de démon depuis une trentaine d’année, le (moins) jeune homme lit de nouveau le Necrominon. Il réveille les cadavéreux et, aidé par plusieurs acolytes, il repart à la chasse. Cette série participera a marquer le public et à faire rentrer l’univers d’Evil Dead dans l’imaginaire collectif.
Une ambiance mythique : entre absurde et horreur
Evil Dead se fait connaitre en grande partie pour son ton. L’horreur oscille entre le gore et des ressorts comiques. La violence est volontairement excessive et irréaliste. L’univers reprend généralement le principe d’une petite communauté isolée, sans aide possible, menacée par des forces libérées par le Necronomicon.
Evil Dead s’inscrit dans les début du body horror et en façonnera les fondements. La franchise utilise le corps comme un terrain d’expérimentation. Les corps sont déformés, possédés, démembrés, menaçants. Des têtes roulent sans fin, des mains coupées continuent d’attaquer. De plus, les démons jouent avec leurs victimes au lieu de les tuer directement. Les personnages sont poussés dans leurs retranchements et deviennent grotesques, voir cartoonesques. Ce sont ces mécaniques d’horreur qui permettent à Evil Dead de marquer les imaginaires à une période où ce motif est de plus en plus présent sur le grand écran. L’humour permet une distanciation ce qui participe à la bonne réception du public.
Evil Dead Burn, un film très attendu
Plus de quarante ans après la sortie du premier film, les spectateurs attendent impatiemment le nouveau remake. Evil Dead est incontournable pour les amateurs d’horreur et ce malgré les critiques que le premier volume avait suscité. Jugé trop violent par une partie du public mais particulièrement inventif et original par le reste, c’est un culte de l’horreur. Et cette fois, le réalisateur est Sebastien Vanicek, largement reconnu par la critique pour son film Vermine sorti en 2023 qui prend les commandes de la franchise pour ce nouveau rendez-vous des cinéphiles.
La franchise ne cesse d’évoluer, maintenant influencée par une large diversité de réalisateurs et de producteurs. Une chose est certaine : l’héritage de Sam Raimi ne cessera d’influencer le cinéma d’horreur.