Ce dimanche 21 juin, les français connaissent une vague de chaleur reccord qui leur fait perdre la tête. Pourtant sous cette chaleur étouffante le gouvernement de S.Lecornu n’a pas perdu son sang froid puisque ce dernier a annoncé la mise en place de la phase 2 du plan Orsan ce mardi 23 juin après-midi. Voici ce qu’il faut en comprendre.
C’est une décision prise dans l’urgence. Ce mardi 23 juin 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’activation du plan ORSAN de niveau 2. « Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des SAMU liée à la vague de chaleur », a-t-il expliqué sur X, en concertation avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Mais derrière ce sigle technique se cache un mécanisme que beaucoup ne connaissent pas.
Qu’est-ce que le plan Orsan ?
Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des SAMU liée à la vague de chaleur, en concertation avec @stephanie_rist, nous activons le plan ORSAN de niveau 2.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 23, 2026
Cette décision permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels…
Le dispositif ORSAN a pour objectif d’organiser la réponse du système de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles. L’ Organisation de la Réponse du Système de Santé en situations sanitaires exceptionnelles est une boîte à outils graduée, mise à disposition des Agences Régionales de Santé. Il permet d’activer progressivement des leviers selon le niveau de tension.
Dans le détail, il organise de façon coordonnée la mobilisation des professionnels de santé et la montée en puissance des opérateurs de soins. Il définit également les parcours de soins des patients et structure les filières de prise en charge. Concrètement, quand les urgences débordent, le plan ORSAN organise qui fait quoi, où et comment. Il touche les médecins de ville, hôpitaux, cliniques, EHPAD, tous les acteurs du monde de la santé sont concernés.
Les différents niveaux du plan Orsan

Le plan ORSAN fonctionne comme une montée en puissance progressive. La phase 1, dite d’alerte et de réponse immédiate, intervient aux premiers signaux de tension. Elle active les premiers leviers comme le plan bleu la mobilisation initiale de la médecine de ville et la prise en charge précoce des personnes vulnérables.
La phase 2, celle qui vient d’être activée, correspond à une montée en puissance face à des tensions plus durables. Elle prévoit le renforcement de la coordination, un suivi resserré des capacités hospitalières, une mobilisation accrue de la médecine de ville et des premières déprogrammations ciblées en dernier recours si nécessaire. En clair, on commence à annuler des opérations non urgentes pour libérer des lits. Au-delà de ces deux phases, le plan prévoit un niveau 3. Il correspond à une saturation complète du système de santé. Un scénario que le gouvernement cherche à éviter à tout prix.
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Le contexte est brutal. La nuit de lundi à mardi a été la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1947. L’indicateur thermique national des températures minimales est de 21,6°C, selon des valeurs provisoires. Le précédent record était de 21,4°C et remontait au 25 juillet 2019. Plus de la moitié du pays est placée en vigilance rouge canicule par Météo-France, un niveau jamais atteint. Plus de 90 % de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Des records de tous les mois ont été battus dans plusieurs villes. 41,8°C à Poitiers. 41,9°C à Bordeaux. 43°C à Brive.
La canicule a provoqué 40 morts par noyade depuis le 18 juin, « essentiellement des jeunes », a annoncé Sébastien Lecornu, déplorant un « triste fléau ». Les appels aux SAMU bondissent puisque depuis le début de la canicule on constate une hausse de 30 à 40 % du nombre d’appels aux SAMU-SAS.
Ce que prévoit la phase 2
L’activation du plan ORSAN de niveau 2 permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital, de garantir la pleine coordination entre la médecine de ville, les hôpitaux, les cliniques et les EHPAD, et d’adapter les activités si la situation l’exige. Deux priorités guident l’action du gouvernement. Soutenir le système de santé et l’ensemble des soignants afin de leur permettre de tenir dans la durée et protéger et prendre en charge les personnes les plus vulnérables.
Sébastien Lecornu a par ailleurs invité ses ministres à ne pas se déplacer cette semaine. Cette mesure devrait alors favoriser l’organisation de cellules de crises pour gérer cette canicule. Une cellule interministérielle de crise réunit 18 ministres depuis ce mardi matin.