Invitée de la matinale de TF1 ce vendredi, Maude Bregeon, la porte parole du gouvernement, a annoncé la mise en place du plan « Orsec chaleurs extrêmes ». Un plan qui n’existait pas du tout par le passé. Objectif ? Faire face à cette nouvelle canicule avec en ligne de mire les personnes les plus vulnérables. Mais que signifie ce plan concrètement ? Quels en sont les objectifs ? On vous explique tout.
Derrière l’acronyme d’Organisation de la réponse de la sécurité civile se cache un dispositif qui va permettre aux préfets de coordonner plus efficacement les moyens à leur disposition. En clair, le plan Orsec leur permet de combiner l’ensemble des moyens publics et privés lorsqu’un évènement dépasse les capacités habituelles de gestion de crise. Mais celui-ci est inédit. Pourquoi ? Car il est déclenché aujourd’hui pour un évènement de nature climatique. Généralement il est activé pour une catastrophe naturelle, un incendie ou un accident industriel.
Ce nouveau plan Orsec concerne 9 départements de l’ouest en vigilance rouge canicule ce vendredi, avant de s’étendre à 24 départements samedi. La porte-parole du gouvernement rappelle que la surmortalité frappe d’abord « les personnes les plus vulnérables ». Ce plan s’avère donc d’autant plus crucial car selon Météo-France, la canicule pourrait « se prolonger jusqu’au milieu de la semaine prochaine au moins ».

ORSEC : une réponse coordonnée pour identifier les plus vulnérables
Ce plan Orsec s’appuie sur les communes et les Agences Régionales de Santé (les ARS) afin d’identifier les personnes les plus à risque. Les fichiers dont elles disposent rendent cela possible, notamment pour les séniors, déjà identifiés. Ce plan concernera aussi les sans-abri. Des personnes « pour qui c’est très difficile », pour reprendre les mots de la porte-parole du gouvernement.
Pour ce faire, chaque préfet devra s’appuyer sur un registre précis et à jour de ces publics. Les communes, les Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS), les services sociaux et la CAF construiront ce registre. Le gouvernement sollicite aussi le Groupe La Poste afin de renforcer l’accompagnement des personnes vulnérables. Les facteurs pourront effectuer, au cours de leur tournée, des visites de repérages. Elles serviront à détecter d’éventuelles situations préoccupantes et à alerter les services compétents.
Après l’identification, la protection
Selon le site du gouvernement, ce plan Orsec prévoit que chaque département identifie et équipe des « centres de protection ». Les autorités pourraient activer ces centres en fonction du niveau de vigilance « et des réalités locales ». Et concrètement ? Cela veut dire que l’on devra trouver dans ces lieux : des lits, des kits de secours, des sanitaires séparés et un encadrement humain renforcé.
« De tels centres avaient déjà été ouverts, ou en tout cas ont été mis à disposition la journée, notamment dans les mairies, pour que les gens puissent venir se rafraîchir », a rappelé la ministre sur TF1. « Là, on va deux, voire trois crans plus loin, en ciblant d’abord les personnes les plus vulnérables, avec un meilleur croisement des fichiers », a-t-elle précisé.
Le préfet adaptera les mesures aux besoins de son département. L’objectif est de répondre rapidement à une situation susceptible d’avoir des conséquences sanitaires importantes, tout en assurant la continuité des services essentiels.