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C’est quoi le projet de fusion entre France Télévisions et Radio France ?

Le gouvernement souhaite que l’audiovisuel public devienne un nouveau super groupe dirigé par une seule personne. Une proposition de loi qui fait débat au sein des salariés de Radio France, France Télévisions,… Des syndicats et de l’échiquier politique. Le projet de loi est débattu à l’Assemblée nationale ce jeudi 23 mai et vendredi 24 mai. Une grève est prévue le même jour au sein des différents groupes.

Il s’agit du dossier prioritaire de la ministre de la Culture, Rachida Dati. Le gouvernement a pour objectif de créer un rapprochement des différents groupes de l’audiovisuel public. Une fusion qui pourrait démarrer à partir du 1er janvier 2026. Un texte qui sera étudié par les députés les 23 et 24 mai 2024. Une réforme de l’audiovisuel public qui ne convient pas aux principaux intéressés. Une fusion des différents groupes dont France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA. Le gouvernement défend ce projet de loi pour permettre au service public de continuer de garantir une certaine longévité et force. En raison de la concurrence dû notamment à l’émergence des plateformes comme Netflix, Apple TV+,…

« Nous craignons pour l’indépendance de vos médias de service public »

Ce projet est vivement critiqué à différentes échelles notamment par les salariés des groupes concernés. Mais aussi par la gauche de l’échiquier politique (La France Insoumise). Selon le journal l’Express, 16 000 salariés seraient concernés par la création de ce nouveau super groupe. Un groupe dirigé par une seule personne. Forcément, nombreux sont les salariés à être montés au créneau. Dans une tribune au sein du journal Le Monde, 1 100 salariés du service public dont Léa Salamé et Nagui ont dénoncé ce projet. De plus, ils craignent un risque « démocratique » : « Nous craignons pour l’indépendance de vos médias de service public lorsque l’on nommera, pour cette super structure, un ou une PDG unique, aux pleins pouvoirs. », déclarent-t-ils.

Même si pour l’exécutif, l’objectif de cette loi est d’assurer une certaine longévité au service public, cette décision a été très mal accueillie au sein des syndicats. Cette idée de fusion a mené à un préavis de grève ce jeudi 23 et vendredi 24 mai dans les groupes : Radio France, France télévisions, INA et France Médias Monde. Les antennes devraient être perturbées durant ces deux journées de mobilisation.

Une peur croissante chez Radio France et France télévisions

Dans différents communiqués, Radio France remet en cause ce projet de loi. Une peur des salariés et des syndicats de voir dans les années à venir la disparition de la radio au profit de la télévision. La peur également d’une coupe budgétaire importante pour les antennes du groupe. De plus, les salariés craignent pour l’indépendance éditoriale des médias du service public.

Du côté de France Télévisions, le ressenti est un peu le même : « Au moment où l’audiovisuel public joue pleinement son rôle face à des médias privés contrôlés par une poignée de milliardaires, pourquoi l’engager dans une fusion qui s’annonce longue, complexe, anxiogène pour les salariés, et sans réel objectif éditorial ? », dénoncent-t-ils dans un communiqué.

A lire aussi : C’est quoi la raison du conflit entre Guillaume Meurice et France Inter ?

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