À la uneActualitéInternational

Cette Pologne qui ne veut pas des réfugiés

Alors que la Pologne n’est que très peu touchée par la crise migratoire que connait l’Europe depuis quelques mois, son avis sur l’immigration reste l’un des plus radical parmi les pays européens. En effet, une vaste majorité de polonais considèrent que les migrants volent le travail des polonais et que leur présence est néfaste pour l’économie du pays, et cela malgré le fait que la Pologne ne soit pas une terre d’accueille de nombreux migrants.

“Nous ne voulons pas de terroriste ici” a déclaré une retraitée au journal anglais, The Guardian, réagissant à la volonté de l’Union européenne de réorganiser la répartition des réfugiés parmi les différents Etats européens. Toutefois, ce rascisme totalement assumé n’est pas uniquement l’apanage des retraités. En effet, le parti au pouvoir en Pologne, la Plateforme civique, ne cache pas son refus d’accueillir plus de réfugiés, malgré les demandes de l’Union européenne.

LE REFUS POLONAIS D’ACCUEILLIR PLUS DE MIGRANTS

Décisions définitives relatives aux demandes d'asile (de ressortissants de pays tiers)

Décisions définitives relatives aux demandes d’asile (de ressortissants de pays tiers)

Le parti au pouvoir en Pologne surf sur ce rejet des immigrés pour assurer sa réélection durant la prochaine élection en automne. Et ce virage à droite se ressent de plus en plus. Selon un cadre du parti Plateforme civique cité par The Guardian, les polonais ne “veulent pas d’immigrants dans leur pays” avant d’ajouter que les polonais “ne les comprennent pas” et “qu’ils ne les aiment pas”.

La Pologne n’a jamais été un pays hospitalier avec les réfugiés. En effet, en 2014, la Pologne n’avait accordé leur protection qu’à a peine 732 étrangers et refusé l’entrée sur le territoire polonais à plus de 2 000 personnes alors que la guerre civile qui fait rage en Syrie a forcé plus de 4 millions de personnes à fuir leur pays d’origine.

L’AMNÉSIE POLONAISE

Wojciech Jaruzelski, responsable de l'état de siège

Wojciech Jaruzelski, responsable de l’état de siège

Durant l’état de siège ou la loi martiale, entre 1981 et 1983, de nombreux polonais ont survécu grâce aux colis remplis de vêtements et de nourriture, envoyés par de nombreux Etats européens. En outre, durant cette période trouble de l’état de siège, une grande partie des membres du parti au pouvoir, Plateforme civique et du parti d’opposition, le parti Droit et Justice, ont été généreusement accueilli par les Etats occidentaux. De plus, depuis l’entrée de la Pologne dans l’Union européenne, cette dernière a pu profiter de dizaines de millions d’euro d’aide au développement. Il serait donc logique que les polonais puisse faire preuve de solidarité envers ces syriens, ces érythréens, ces irakiens qui fuient la guerre.;

About author

Informer, décrypter, divertir
Related posts
À la uneSport

[INTERVIEW] Bobby Lashley, le futur champion WWE?

ActualitéÉtudiantMédiasPolitique

Communication 2.0 : quand la politique s'en mêle

À la uneActualitéEconomieEnvironnementFranceMédiasPolitiqueSantéSociétésociétéSociété

Convention citoyenne pour le climat : dernière séance pour clôturer l'aventure

À la uneFootSport

Ligue 1 : Jorge Sampaoli, le loco 2.0 de l'OM

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux