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Cinq bonnes raisons d’aller (re)voir La Haine au cinéma

Pour ses 25 ans, La Haine fait son grand retour dans les salles de cinéma. Il y a tout un tas de bonnes raisons qui vous pousseront à aller le voir ou le revoir cet été, on vous en a présenté cinq.

La Haine ressort le 5 août prochain au cinéma, et il y a de fortes chances que les spectateurs se pressent dans les salles obscures pour replonger pendant 1h35 dans l’univers percutant en noir et blanc de Matthieu Kassovitz. L’occasion d’assister à nouveau au quotidien morose des trois jeunes de banlieue Vinz, Hubert et Saïd. Un quotidien auquel on ne peut pourtant que s’attacher…

Car il est encore terriblement d’actualité
L’histoire des trois amis commence après une nuit d’émeutes, provoquée par le passage à tabac d’un de leurs proches lors d’un interrogatoire policier. Inspiré d’un fait divers d’avril 1993, le synopsis n’a pas pris une ride. Ces tensions entre jeunes de cités et forces de l’ordre, véritable toile de fond dans le quotidien des trois amis, résonnent tout particulièrement aujourd’hui, alors que de nombreuses manifestations s’élèvent aux Etats-Unis comme en France contre les violences policières. La comparaison de La Haine, César du meilleur film en 1996, avec Les Misérables de Ladj Ly, César du meilleur film 2019, est assez facile à faire, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer la thématique grave dont les deux films traitent. Il n’en reste pas moins évident que 25 ans plus tard, le sujet des violences policières dans les cités est plus que jamais d’actualité, et que le film de Mathieu Kassovitz a grandement influencé le cinéma français.

Car la gravité du sujet n’empêche pas le film d’être bourré d’humour
L’ambiance est pesante dans La Haine, et c’est forcément décuplé par le noir et blanc, la manière de tourner et le sujet-même du film. Ça ne l’empêche pas pour autant d’être réellement drôle. Les dialogues des trois personnages principaux sont d’une crudité qui les rend particulièrement attachants, et cette journée dépeinte par Matthieu Kassovitz ne manque pas de faire sourire. Saïd bien-sûr, est le personnage dont l’on retiendra le plus de moments mythiques et drôles,  c’est le boute-en-train de la bande, jamais en manque d’une blague à raconter à ses amis, et il joue bien souvent ce rôle de médiateur entre Vinz et Hubert. On se souviendra par exemple de cette séquence où il se veut particulièrement insistant pour que Vinz descende le voir, ou quand il fait l’erreur de lui demander de lui couper les cheveux et qu’il fait étonnamment froid derrière sa tête…

Car c’est bien le meilleur rôle de Vincent Cassel
Loin de nous l’idée de descendre la carrière de l’acteur des Rivières pourpres, qui a joué récemment dans la série Westworld. Mais il faut bien avouer quand même que sa prestation dans La Haine, qui l’a fait connaitre du grand public et qui lui a valu d’être nommé pour le César du meilleur espoir masculin et du meilleur acteur la même année, n’a pas vraiment d’équivalence dans toute sa carrière. Si bien évidemment, la mythique scène du miroir reste LA scène culte dont on se souvient tous parfaitement, c’est bien l’ensemble de la prestation de l’acteur pendant le film qui est à souligner. Vinz, ce jeune homme torturé par la vie et le système dans lesquels il est enfermé, restera un personnage majeur du cinéma français. Et même si Matthieu Kassovitz l’a incroyablement bien écrit, forcément la prestation de Vincent Cassel y est pour beaucoup.

Car il va bien falloir comprendre l’anecdote de Grunwalski à un moment donné
C’est le moment qui donne mal au crâne à plus d’un spectateur de La Haine. Alors que les trois protagonistes passent la nuit à Paris, ils se retrouvent dans les toilettes d’un bar, et une dispute entre les trois explose (encore) au sujet de la volonté de Vinz de “buter un flic” pour rétablir la justice. Il se confronte encore à Hubert, qui tente de le raisonner et alors que la tension monte, une porte s’ouvre, un vieil homme en sort et déclare : “Ca fait vraiment du bien de chier un coup!“. Il se lance alors dans une anecdote complètement insensée, sur sa déportation en Sibérie. Une anecdote qui dure, qui dure, et qui explique comment son ami Grunwalski a loupé le train et est de froid, par pudeur de “chier” devant les autres. De multiples explications ont été essayées sur cette scène complètement à part. Certains y voient un parallèle avec l’histoire de Vinz, qui plutôt que de “baisser son froc” face à l’injustice, préfère garder sa fierté, même si elle risque de causer sa perte. Nous, on ne préfère pas trop se mouiller sur l’interprétation, et profiter d’une séquence culte qui vient détendre l’atmosphère après de nombreuses scènes très intenses.

Car c’est aussi l’occasion de retrouver une BO culte
Si La Haine a inondé la scène rap de son influence et que ça même débouché sur un album inspiré de l’univers du film, il faut quand même rappeler qu’à la base, il y a une BO cultissime. Si Burnin’ And Lootin‘ de Bob Marley, Funk Funk de Cameo ou encore Oustanding de The Gap Band apportent une vraie identité au film, on retiendra surtout ce morceau absolument mythique où Cut Killer remixe “Non, je ne regrette rien” d’Edith Piaf en haut des bâtiments. Le remix a le mérite d’impressionner presque autant Vinz et Said que nous. Un morceau mythique pour une scène devenue culte, qui aura même été à l’origine de la révélation de DJ Snack pour son envie de faire de la musique. Rien que ça…

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire le 5 août prochain, et vous n’avez absolument aucune excuse pour ne pas y aller. Surtout qu’il faut bien avouer que ce classique du cinéma français, restauré, disponible en 4K, et à nouveau sur grand écran, ça fait un peu rêver.

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