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CLIMAT : 2015, l’année la plus chaude jamais enregistrée

Un mois seulement après la COP21, l’objectif des 2°C semble hors de portée. En ce début d’année, les statistiques de 2015 le confirment : les 1°C ont déjà été atteints.  

Le froid est arrivé. On a tous ressorti nos manteaux d’hiver. Et pourtant, le gouvernement américain devrait annoncer dans la journée que 2015 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Les scientifiques attendent les dernières données de décembre, afin de confirmer ce fait. Mais pas de doute, 2015 a battu des records. Selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), les onze premiers mois ont été enregistrés comme les plus chauds jamais atteints à la surface des terres et des océans.

Un mois à peine après la COP21, le constat est glacial — ou plutôt brûlant. Pour la première fois depuis que l’on relève les températures de la Terre, ses dernières sont 1°C au-dessus de la moyenne des années 1850-1900. L’accord de Paris, adopté à l’unanimité le 12 décembre par les 195 pays participants, limite l’augmentation à 2°C d’ici 2100. Autant dire que cela va être compliqué.

Des engagements difficiles 

« Terre est d’ores et déjà à mi-chemin de l’objectif fixé par les dirigeants du monde » résume le groupe Berkeley Earth. Depuis 1998, on compte dix des années les plus chaudes jamais enregistrées. De plus, les experts l’ont estimé : même si les pays tenaient leurs engagements, les températures augmenteraient de 2,7°C d’ici 2100. Pour les îles menacées par la montée du niveau des océans, c’est déjà trop.

La conférence de Paris, 2015. Source : Edf vie durable.

La conférence de Paris, 2015.
Source : Edf vie durable.

Un texte peu contraignant 

Si le texte signé lors de la COP21 fixe les engagements posés par les États, rien n’indique comment ces derniers y parviendront. On le sait, la planète se réchauffe plus vite en raison des gaz à effet de serre, rejetés dans l’atmosphère par la combustion des énergies fossiles. « Il est impossible d’atteindre les objectifs [de l’accord] sans laisser le charbon et le pétrole sous terre », expliquait  l’ONG écologiste 350.org. Seulement, cela risque d’être un frein aux pays en plein développement, pour qui les mesures risquent d’être difficiles à appliquer.

Par exemple, la Chine s’est engagée à ce que ses émissions de CO2 atteignent un pic autour de 2030. Seulement, l’engagement du premier pollueur de la planète reste assez vague. Cela laisse à penser que les émissions chinoises de gaz à effet de serre vont encore progresser pendant quinze ans.

De plus, le texte ne prévoit aucunes contraintes ou éventuelles sanctions pour les pays qui n’atteindraient pas leurs objectifs. Il devrait entrer en vigueur en 2020. D’ici là, la température a le temps d’augmenter. 2016 sera peut-être une nouvelle année critique, même si avec ces températures hivernales, on a du mal à se le présenter.

Source photo à la Une : Eskimag.

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