313 magasins en France, plus de 1 000 dans le reste du monde et 274 en Chine, Decathlon a fait du sport un empire mondialement connu depuis 42 ans. Tout compte fait revient sur ce champion industriel français ce samedi 9 février à 14h sur France 2

Des petits prix, des produits qu’on peut tester sans les acheter, Decathlon a séduit les Français avec des boutiques comparables aux hypermarchés discounts. Cette enseigne emploie 90 000 personnes à travers la planète et génère onze milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Le slogan phare du magasin français est : « rendre le sport accessible à tout le monde » et on peut dire que cela marche.

Les débuts de l’empire

Michel Leclerc est le fondateur de la marque Decathlon et son cousin, Gérard Mulliez est le patron des hypermarchés Auchan. En 1976 Michel Leclerc devient directeur commercial de la chaîne. Passionné de sport, le directeur s’aperçoit très vite que les boutiques de sport proposées aux consommateurs sont petites avec un choix de produits très restreints. C’est à ce moment-là qu’il décide d’inventer le concept d’une boutique de sport créée et pensée par des sportifs. Pour mener son projet à bien, il commence par recruter six amateurs de sports qui n’ont aucune connaissance dans le domaine de la grande distribution.

Des marques propres à Decathlon

Le premier produit qu’a inventé Decathlon a été le vélo, un concept qui ne s’est pas démodé depuis le temps. Mais après tant d’années, Decathlon reste encore et toujours le plus grand vendeur de vélo en France. La marque a su se décliner : B’TWIN pour le vélo, Domyos pour la danse et Kalenji pour le running. Ces produits maisons représentent en tout 80 % de leur vente.

Mais pour pouvoir écouler ces produits, il faut une technique commerciale qui est bien propre à l’enseigne. Tout d’abord il faut que le vendeur y aille en douceur, ne pas brusquer le client est le principe phare de Decathlon mais le plus important c’est que le vendeur doit mette en avant ses connaissances sportives.

La meilleure entreprise

Pour l’année 2018, le géant de la distribution a été la première entreprise où il ferait bon vivre pour y travailler. C’est la deuxième fois consécutive que Decathlon décroche la première place. Mais le seul petit problème, et cela n’est pas précisé dans les résultats, seulement 12 entreprises de la catégorie de plus de 5 000 salariés ont pu participer à l’étude : Best Workplaces France sur un total de 247 entreprises éligibles en France et que seulement 42 % des employés de l’enseigne de sport ont répondu au questionnaire.

 

L’envers du décor

Mais derrière ce décor qui peut paraître tout rose, des responsables de rayons se plaignent du rythme de travail qui est très soutenu (10 heures par jour) et également du taux horaire qui est évalué entre cinq et huit euros. Une charge de travail importante peu importe le poste occupé et pour un salaire qui ne fait pas rêver. Un vendeur touche environ 1 200 euros tandis qu’un cadre son salaire est de 2 000 euros. Une différence de rémunération importante mais insuffisante aux yeux de certains cadres. Ces derniers estiment qu’en vue des nombreuses tâches qu’ils effectuent dans la journée,  ce salaire est loin de les satisfaire.

 

Tout compte fait 

Diffusion le 9 février 14h , France 2

Decathlon : les secrets d’un champion, une enquête de Jessica Bertaux

Présentation : Julian Bugier

Production: Enibas Productions