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E3 2017 : Devolver Digital pète les plombs

Pour sa première conférence à l’E3, Devolver Digital s’est livré à un show satirique tirant à boulets rouges sur les dérives de l’industrie du jeu vidéo.

Pour ses débuts sur la scène du Conventions Center de Los Angeles, l’éditeur américain s’est livré à un coup de com’ pour le moins insolite, quitte à donner un bon gros coup de pied dans la fourmilière millimétrée des prompteurs et du sourire Colgate.

Devolver s’est donc livré à un exercice parodique délicieusement trash dont Adult Swim ou le saltimbanque Eric André n’auraient pas renié la parenté. Donnant la couleur dès le départ avec son caustique “Tomorrow’s Unethical Business Practices Today”, la chief synergy officer Nina Struthers – personnage fictif incarné par la comédienne Mahria Zook – a présenté entre autres le “Devolver Digital Screen Pay”, technologie révolutionnaire permettant de jeter son argent directement sur son écran quitte à y laisser un bras. “The Future’s Future’s Future”, à découvrir en vidéo ci-dessous.

Devolver, la conf “anti-système”

Quinze minute durant, Devolver aura dézingué tour à tour le recours systématique des grandes maisons aux early access et autres micro-transactions abusives. Un dernier scud est même adressé à la culture du patch à outrance.

La firme de Hotline Miami, Enter the Gungeon et Genital Jousting semble plus que jamais déterminée à consolider son image de marque et sa position d’outsider proche de son public, quitte à dénoncer les stratégies commerciales d’éditeurs qui se seront sans doute reconnus. Outre un ancrage artistique retrowave directement adressé au public né dans les années 80/90, on parle après tout d’une entreprise qui avait privatisé une partie du parking du Conventions Center pour y organiser des rencontres avec les journalistes et VIP, barbecue et boissons gazeuses à la clé.

On regrettera que ce spectacle n’ait pas été conclu par l’annonce d’une killer app bien sentie, Ruiner et Serious Sam’s Bogus Detour ayant déjà été aperçus auparavant. Le message est passé, le positionnement est clair, mais pour certains ça fera un peu cher le coup de gueule. On se consolera avec l’apparition surprise de Goichi Suda dit Suda 51, qui pourrait bien signaler une future collaboration avec le créateur de Killer7 et No More Heroes.

L’avenir nous dira si les sales gosses de l’industrie sauront se montrer à la hauteur de la hype, maintenant qu’ils ont forcé le portail de la cour des grands.


À écouter : HyperLink #11 – DLC : qui mène la danse ?


 

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Animateur de HyperLink et Rédacteur-en-chef Pop Culture, spécialiste en univers virtuels et jukebox itinérant.
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