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Entrepreunariat au Brésil : prévoyez un séjour pour enquêter auprès des français installés de longue date, avant de vous lancer

Aux urnes, citoyens !  Candidate aux législatives des Français de l’étranger en Amérique Latine et Caraïbes, Françoise Gonzalez Lindemann entretient des liens particuliers avec ce gigantesque territoire de contrastes.  A la conquête d’une circonscription qui représente une mosaïque de 33 pays de cultures différentes, elle nous dévoile ses idées en direction de la jeunesse dans une alchimie  mêlant sens de l’engagement, indépendance d’esprit et pragmatisme.

INTERVIEW DE FRANCOISE GONZALES LINDEMANN, CANDIDATE AUX LEGISLATIVES DES FRANCAIS DE L’ETRANGER DANS LA DEUXIEME CIRCONSCRIPTION

1 / Quel regard portez-vous sur la mobilité et l’expérience de vie à l’international des jeunes ?

Indispensable! l’expérience à l’international est un moyen fantastique de comprendre que le monde est pluriel et les façons de voir et d’entreprendre multiples. Seule la vie localement à l’étranger, de préférence hors d’Europe, au moins quelques années apporte l’ouverture sur des mécanismes que l’on ne découvre qu’en les vivant . Les grands principes sont connus de tous, mais la vérité est dans le détail qui fait la différence; et le détail ça se vit, cela ne s’apprend pas.

2/ Comment et par quels nouveaux projets, les députés des Français de l’étranger qui siègeront à l’Assemblée nationale pourront permettre à la jeunesse d’être plus à l’aise avec le mot «Entreprendre» ?

Tout d’abord parler haut, chaque fois que possible, dans l’Hémicycle et dans toutes les réunions politiques, (ce qui inclue les médias), pour redonner aux mots leur sens premier, leur force et en particulier à celui «d’entreprendre» toute sa noblesse et sa dignité. Celle de l’homme qui accepte de prendre ses risques, à ses frais et avec sa sueur. Il faut en finir avec l’image d’Épinal de «l’entrepreneur capitaliste assoiffé de sang du peuple».

Ensuite faciliter l’accès des systèmes administratifs et financiers qui apportent l’information précieuse pour réduire l’incertitude et peuvent permettre la continuité financière.

Enfin stimuler toutes les structures, et il y en a beaucoup – Chambres de commerce, Chambres Syndicales, administrations genre UBI France, couveuses…, pour qu’elles s’ouvrent plus et sachent mieux participer aux risques.

3/ Le Brésil est en passe de devenir la nouvelle 6eme puissance mondiale. Quels conseils donneriez-vous à des jeunes Français désireux de développer une activité économique là-bas ?

Pour réussir au Brésil il faut 3 conditions «sine qua non»:

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Une bonne idée adaptée au marché. Presque tout est bon, mais les Brésiliens ne sont pas manchots et les connaissent toutes, mais il y a de la place. Prévoyez un séjour de plusieurs mois pour enquêter auprès des français installés de longue date, avant de vous lancer.

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Le courage de travailler 20 heures sur 24. Oublier pendant quelques années Carnaval, samba et réserver la caipirinha aux fins de semaine !

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Deux ans de trésorerie. Dès que vous gagnez de l’argent essayez de garder toujours devant soi ce matelas. Une crise grave n’est jamais exclue. Le recours aux banques est suicidaire dans les conditions actuelles de crédit.

4/ Que pensez-vous de l’expérience d’universités latino-américaines qui permettent à des jeunes de démarrer une activité protégée et aidée par des législations incitatives au milieu d’une ambiance véritablement stimulante ?

Ne rêvez pas. L’assistance mène au désastre à terme. Venez pour une université pour vous informer que faire, mais essayez très vite de trouver des partenaires locaux qui sauront prendre leurs risques avec vous et sauront mieux que vous, le temps d’un moment s’appuyer sur ces aides.

5/ Existe-t-il aujourd’hui en Amérique du Sud et dans le monde des modes de gouvernance dans la décision publique ou dans la sphère privée qui se distinguent par leur caractère innovant ?

Caricaturons les 3 scenarii, hors USA :

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Celui des pays du Nord de l’Europe (et de l’Allemagne) qui ont implanté une social- démocratie avec un état providence fort mais où il ne vient à l’idée de personne d’exploiter le système. Ça marche pas si mal que ça. Encore faudrait-il avoir de statistiques sérieuses sur le plaisir de vivre.

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Celui des Américains du Sud, Brésil entre autres, où le jeu d’entreprise reste ouvert mais impitoyable pour les perdants, et où l’État recourt  fortement à l’impôt pour compenser les différences de pauvreté par des programmes sociaux. Je m’y trouve bien.

<!–[if !supportLists]–>· <!–[endif]–>Celui de beaucoup de pays d’Europe, où le système économique est mis en coupe réglée par l’État et certaines forces syndicales et partis, depuis plus de 50 ans,  pour pallier à l’incompétence et l’insuffisance de l’état providence et sans créer la dynamique suffisante pour sortir du trou qui grandit chaque jour.

Site internet de Françoise Gonzalez Lindemann : http://www.francoiselindemann.com/

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