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Cadre de vie des étudiants : entre espoir et sensibilisation

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La Smerep, organisme assurant la sécurité sociale des étudiants d’Île-de-France, présentait ce 21 juin les résultats de son enquête annuelle sur la santé des lycéens et étudiants. Son président Hadrien Le Roux, son administrateur Pierre Faivre et le champion du monde de boxe Cyril Benzaquen ont dressé un bilan globalement positif, mais avec une grande marge de sensibilisation aux problématiques étudiantes.

C’est dans le cadre du restaurant L’Alcazar, dans le 6e arrondissement de Paris, dans une salle à son étage, que s’est tenue le bilan de l’enquête annuelle intitulée « Santé des étudiants et des lycéens ». Menée par la Smerep, elle a eu pour but de collecter des données sur la vie des étudiants selon plusieurs thèmes qui les concernent. Parmi eux, entre autres : la santé, la nutrition, la sexualité, les premiers secours. En tout, neuf parts de vie étudiante explorées alternativement par Hadrien Le Roux et Pierre Faivre.

Ce type d’enquête est mené depuis quatre ans en partenariat avec OpinionWay, société spécialisée dans les études marketing. Pendant toute la présentation, une différence est faite entre les étudiants dÎle-de-France (IDF, donc dépendants de la Smerep) et les étudiants et lycéens de province. Globalement plus âgés, ces premiers ne dérogent pas à une règle valable dans tout le pays : ils sont une majorité à encore vivre chez leurs parents (58 % contre 56 % ; la proportion atteint 70 % chez les 16-20 ans en IDF). De ce fait, la cellule familiale n’incite pas les jeunes à se préoccuper de leur santé, qui n’apparaît qu’en quatrième position dans leurs priorités (9 % de leur budget moyen), derrière les sorties (24 %), le shopping (15 %) et la culture (12 %) pour les étudiants franciliens. Et quand les étudiants sont livrés à eux-mêmes, l’auto-médication arrive en tête (42 à 45 %).

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Hadrien Le Roux, président de la Smerep, a coprésenté cette enquête | CP : Smerep

Premiers secours et maladies cardio-vasculaires, nouveaux items

Peu intéressés par leur santé, les étudiants accordent également une importance très relative à leur manière de manger. Là encore du fait qu’il habitent chez leurs parents, une part non-négligeable (22 % en IDF) des jeunes ne font pas attention à leur nutrition. Ils ont pour autant un regard assez dur sur leur corps, avec une part d’insatisfaction allant de 49 à 57 %. De ce fait, de 20 à 28 % des étudiants ont déjà suivi un régime, malgré un poids normal dans la plupart du temps. Mais le principal mal étudiant en terme de nutrition, ça reste le grignotage. 92 % mangent plus ou moins grandement entre les repas, dont 56 % par simple gourmandise. Les nombreuses sessions de sensibilisation ne semblent donc pas avoir changé les habitudes culinaires des étudiants.

> À lire aussi : La Smerep lance un bilan de santé gratuit pour les étudiants

Un autre mal étudiant réside dans leur stress, qui ronge leur sommeil : 37 à 38 % des étudiants ont ainsi déclaré à la Smerep qu’ils sentent chroniquement stressés ou angoissés. Les études priment sur les problèmes personnels (familiaux, financiers, sanitaires), et ces problèmes se manifestent donc pas des difficultés à s’endormir, mais aussi par des réveils nocturnes/précoces ou des insomnies, en IDF comme ailleurs. Si ces statistiques demeurent préoccupantes, tout comme la sexualité, la consommation d’alcool ou de drogue, d’autres s’avèrent une bonne surprise. Ce sont deux nouveaux critères d’enquête : les premiers secours et la connaissance des maladies cardio-vasculaires. Pour ces premiers, 80 % y sont formés et 94 % savent ce qu’est un défibrillateur. Un effort de sensibilisation au niveau scolaire est néanmoins voulu par la Smerep. « Je trouve aberrant que ce soit surtout du ressort de la JAPD d’enseigner les premiers secours, il faudrait qu’au niveau scolaire ça soit automatique » estime Pierre Faivre. Quant aux maladies cardio-vasculaires, si le risque est mesuré en France, il reste bien connu des étudiants : 90 % savent expliquer la tension artérielle.

Consommation d’alcool : « celui qui ne boit pas est vu comme un nase »

Pour clore la présentation, c’est Cyril Benzaquen qui a pris la parole. Ce jeune homme, étudiant à Paris-Dauphine, a été champion du monde de boxe et a été soutenu par la Smerep pour concilier sa passion de la boxe avec ses études. Il est revenu point par point sur l’enquête pour exprimer son ressenti en tant qu’étudiant. « Il y a clairement un problème de priorisation des soucis de santé chez les jeunes, néanmoins je ne remarque pas de grandes souffrances chez eux » introduit-il.

Cyril déplore également le manque d’information dans le parcours universitaire à propos des IST (Infections sexuellement transmissibles) : « Jusqu’à il y a quelques années, je croyais que le VIH se transmettait par piqûre de moustique et qu’on ne trouvait de préservatifs qu’en pharmacie !« . Cyril a aussi insisté sur la consommation d’alcool en tant que facteur social (facteur approuvé par 37 % des étudiants franciliens selon l’enquête). « Celui qui ne boit pas en soirée est vu comme un nase, se désole-t-il. Personnellement, c’est en montant sur un ring à 14 ans que j’ai compris à quel point c’est important de limiter sa consommation« . Le champion de boxe conclut son intervention par une idée forte, celle d’un coach de vie pour chaque étudiant. « Ça permet de les accompagner dans leurs choix de manière générale, de répondre à leurs questions » sur leur sexualité, leur santé, leur stress, selon lui. Un projet tenu à cœur également par la Smerep, qui a toujours supporté les actions du jeune homme.

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Pierre Faivre, administrateur de la Smerep, était présent ce 21 juin | CP : Smerep

> À lire aussi : Enquête Smerep : le cannabis détrône la e-cigarette

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