Après avoir lancé son parti, le député ex-LREM Joachim Son-Forget voulait se présenter aux élections européennes. Il annonce finalement renoncer à cette candidature.

« Il n’y a aucune urgence à se lancer dans l’échéance très prochaine du calendrier républicain ». C’est ainsi que le député (ex-LaREM et désormais apparenté UDI) Joachim Son-Forget annonce à VL qu’il ne sera pas candidat aux élections européennes. Une décision surprenante alors qu’il disait préparer une liste depuis plusieurs semaines, avec le soutien (inattendu) du rappeur Doc Gynéco.

Connu du grand public depuis une série de tweets jugés « sexistes » contre la sénatrice Esther Benbassa, Joachim Son-Forget a quitté la REM début 2019 pour lancer son parti « Je suis Français et européen ». Désormais « libre », le député radiologue veut défendre « l’exemplarité des élites », « une présidence tournante », la création d’une « cyber-armée » et « une culture française qui va de Diderot à Booba ». Le tout « avec humour et impertinence ».

Une liste aux européennes « à base de potes » 

Sur le site internet de son parti – où il indique que « rien n’est prêt » – Joachim Son-Forget dit vouloir « changer les choses en France et en Europe ». Pour cela, le député suisse prévoyait de faire une liste pour les élections européennes. Une liste « à base de copains, parce que c’est bien connu, les listes européennes, ça ne se fait qu’entre potes » lançait-il avec une franchise déconcertante.

« On fera comme tout le monde. On fera semblant de faire une consultation et puis à la fin, on dira ce qu’on a envie de dire nous puisque de toute façon on a tout prévu avant. Comme ça, c’est clair » expliquait celui qui voulait aussi être « le casque bleu des gilets jaunes » avec Doc Gyneco. Le rappeur était prêt à lui apporter son aide.

« Je trouve plus utile de former les jeunes »

Avec plus de 60 000 abonnés sur Twitter, Joachim Son-Forget se dit soutenu par une « armée de jeunes geeks pro-européens très ancrés dans leur génération ». Malgré cela, M. Son-Forget préfère renoncer à une candidature trop rapide. « Je suis déjà élu et le but n’est pas de faire durer le plaisir » lance-t-il. Son objectif actuel est de « permettre aux autres d’exprimer un avis » dans le cadre d’un mandat local ou national.

Aujourd’hui, il préfère se concentrer sur la formation. Aux 6.000 adhérents revendiqués, Joachim Son-Forget va « proposer un bagage » qui va au-delà de la politique. « Nous venons de terminer un travail sur l’identité française » détaille le parlementaire électron-libre. « Je vais faire ce que les autres ne font pas. Mon parti sera une école de vie » résume celui qui s’est rapidement fait surnommer… « le troll de la République ».

Retrouvez l’interview intégrale de Joachim Son-Forget la semaine prochaine sur VL.

 

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