Après une saison 1 très réussie et primée à la Rochelle, Flashback saison 2 débarque sur TF1. Est-ce qu’on aime toujours autant ?
Après avoir sauvé son père et de retour en 2024, Elsa découvre le prix de son intervention : sa mère Anouk a été assassinée en 1996 par une mystérieuse silhouette affublée d’un masque de Chirac et son frère Hugo, le cœur brisé, l’a suivie quelques mois plus tard. Elsa comprend que l’enquête sur le meurtre de sa mère a été bâclée et que quelqu’un au sein du commissariat cherchait à étouffer l’affaire. Pour réparer ce chaos temporel, Elsa n’a qu’une solution : retourner dans le passé pour empêcher la mort d’Anouk.
Mais en 1996, rien ne va plus chez les LeTellier ! Josselin, rétrogradé, joue les flics infiltrés dans le fameux gang des Jacquots pour sauver sa carrière. Ceux-là même qui seraient liés au meurtre d’Anouk ! Quant à Anouk, elle a claqué la porte de sa vie de femme au foyer pour reprendre ses études. Le nouveau défi d’Elsa : démasquer l’assassin de sa mère, reconstituer sa famille idéale et faire équipe avec un père aux méthodes toujours aussi peu recommandables. Mais reste à découvrir qui a tué Anouk… et qui a voulu étouffer l’affaire ?
L’essentiel
La difficulté d’une série à concept est de parvenir à se renouveler tout en maintenant les bases de son concept. C’est d’autant plus difficile en France où plutôt que d’étaler une mythologie sur l’ensemble de la série, on préfère changer d’arène à chaque saison comme si les saisons étaient davantage des films avec des suites qu’une vraie continuité de l’histoire. C’est le cas ici avec Flashback qui résolvait toutes ses intrigues en saison 1 et trouvait dans les dernières minutes un moyen de se relancer en cas de saison 2 (comme ce fut le cas dans Les visiteurs). Et à ce jeu là, la série le fait très bien et sait nous surprendre. Après avoir sauvé en saison 1, Elsa (Constance Gay) revient dans le passé pour sauver cette fois sa mère. Et comme en saison 1, l’enquête se révèlera pleines de surprises jusqu’à un final qui l’est tout autant.

On aime ?
« On a beaucoup plus participé à l’arche des personnages. Là, on a été vraiment acteurs de l’histoire » confiait Michael Youn durant la conférence de presse. Et on sent effectivement qu’à tous les niveaux, il y a une plus grand maîtrise dans cette saison 2. L’équilibre entre polar bouclé et fil rouge est bien plus maintenu mais on se demande tout de même pourquoi avec aussi peu d’épisodes, on ne se concentre pas d’avantage sur le fruit rouge, ce qui permettrait de moins s’éparpiller et de plus encore tendre cette partie, le reste du temps étant dévolu aux personnages.
De la même manière, le personnage d’Elsa a été légèrement modifié. Ainsi elle ne passe plus son temps comme en saison 1 à « corriger » les dérapages de son père (pour mieux contrer les polémiques sur les réseaux sociaux). L’équipe nous dira que ça a été fait en saison 1 et qu’on ne peut pas appuyer sur les ressorts en saison 2, il n’empêche que ça adoucit le personnage et le rend moins agaçant. Elle est bien plus concentrée sur la défense de sa famille avec un élément en milieu de saison qui de plus, change totalement la donne et le ton de la série. On en dira pas plus mais c’est plutôt bien trouvé. Dans le même temps, Josselin (Michael Youn) est toujours délicieusement beauf mais l’acteur trouve dans la partie sombre du personnage une manière de nous montrer qu’il est un très bon comédien (s’il on en doutait encore). « Les modèles qui m’ont donné envie de faire ce métier étaient davantage en télé et j’ai vu beaucoup de séries comme évidemment Commissaire Moulin. Et aujourd’hui, je remercie une chaîne comme TF1 qui évidemment prend des risques et me confient des rôles différents« , nous racontait Michael Youn.
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Pour le reste, on est toujours suspendu à cette série particulièrement réussie, tant dans les histoires que les personnages ou l’humour, un peu moins lourd qu’il ne pouvait apparaître en saison 1. Le binôme fonctionne vraiment bien entre Constance Gay et Michael Youn et la relance en milieu de saison change toute la donne. Certes on aimerait que la série explore davantage sa mythologie (à l’image de ce mystérieux « SDF » qui apparaît et disparaît bien mystérieusement), sur les raisons qui font voyager dans le temps (notamment ce passage intéressant par un état de « mort » physique). Même si c’est un manque de temps, on aimerait que la série s’amuse plus des paradoxes temporels, un peu plus que pour faire en sorte que Elsa sache jouer aux fléchettes (en fin de saison 1 et début de saison 2, Josselin devrait a minima trouver étrange que sa fille ressemble à la mystérieuse Beyoncé avec qui il a travaillé. C’est son passé à lui donc ça devrait impacter son présent).
Et le final ? Quel final de saison ! Non content de boucler habilement son histoire, Flashback révolutionne totalement son concept en cas de saison 3, avec des cartes totalement rebattues grâce à un twist que personne n’a vu venir.