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Gary Portnoy (Cheers) : “Un bon générique engendre chez le public un sentiment en adéquation avec la série qu’il regarde”

En décembre, Gary Portnoy, interprète du mythique générique de Cheers, sera notre invité. Nous lui avons alors demander ce qui fait selon lui un bon générique.

Cheers a marqué à tout jamais la télévision américaine, entrant au panthéon des audiences avec son épisode final et ses 85 millions de téléspectateurs. La série a aussi considérablement changé la vie de l’interprète du générique de cette série, Gary Portnoy dont la chanson – Where everybody knows your name – est devenue un hit bien avant la série elle-même : “Personne n’avait regardé, personne n’a regardé Cheers pendant toute la première saison, les audiences étaient si faibles que la série a failli être annulée. Mais le matin après la première diffusion de Cheers, j’ai reçu un appel de l’éditeur de la chanson, chez Paramount Pictures. Il a dit : «  Mon téléphone a sonné toute la matinée. Les gens veulent la partition de cette chanson, les gens veulent un enregistrement, ils veulent savoir où ils peuvent se procurer cette chanson.

Nous avons alors profiter de son savoir-faire pour comprendre ce qui fait qu’une chanson est une bonne chanson de générique télé :
Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. Quand j’ai grandi, les paroles des génériques avaient tendance à être non pas banales mais très descriptives. Dans une série comme L’île aux naufragés, le générique racontait littéralement l’histoire. Les naufragés qui se sont perdus en mer, vous voyez. Et même chose avec The Brady Bunch, je ne sais pas si vous connaissez cette série. Ce sont toutes des sitcoms américaines avec un générique qui racontaient littéralement l’histoire, here’s the story of a man named Brady. Puis avec le temps, on a commencé à s’en éloigner et on pouvait être un peu plus créatif et explorer davantage le sentiment général plutôt que l’intrigue littérale de la série. Au moment où j’ai commencé, il y avait un peu plus de liberté quant aux paroles, on pouvait s’exprimer sans être aussi spécifique sur la série. Je pense que c’est une bonne chose mais j’aime aussi ces premiers génériques, qui étaient assez  innocents à leur manière. Ils vous disaient de quoi parlait la série que vous étiez sur le point de regarder. Je pense qu’il y a deux types de génériques : les bons et les mauvais. Un bon générique est un bon générique, peu importe le genre. Ce qu’on veut surtout, c’est créer chez le public un sentiment en adéquation avec la série qu’il est sur le point de regarder.”

Pour retrouver l’intégralité de l’interview de Gary Portnoy, c’est dès le 11 décembre dans The Générique TV Show

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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