Dans sa prochaine mie à jour, Google Maps va indiquer les radars présents sur la carte. Une nouveauté qui laisserait penser que l’application s’inspire d’une certaine concurrente appelée Waze.

Google s’active pour la prochaine version mobile de son application Maps. Le site Android Police a inspecté  le paquet de fichiers de l’app, et trouvé des fonctionnalités empruntées à Waze, rachetée en 2013 par Google.

Des idées de Waze

À l’instar de l’application, Maps intégrera une fonctionnalité de signalement communautaire : les automobilistes pourront signaler les accidents et la présence de radars en touchant l’écran. Trois types d’alertes seront alors proposées : accident, radar fixe ou contrôle de police.

Pour le ministère de l’Intérieur ces applications « constituent une difficulté supplémentaire (car les radars et les contrôles sont) signalée dans les quelques minutes qui suivent leur mise en place ».

Elles permettraient notamment à des personnes recherchées de passer sous les radars justement : « Si le signalement des forces de l’ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d’alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d’individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison. »

Un classique de société française

Il sera intéressant de voir comment Google déploie cette fonctionnalité en France où la signalisation de radars et présence de police sur les routes aux automobilistes devraient faire l’objet d’une régulation. Le gouvernement planche en effet sur un nouveau projet de sécurité routière du gouvernement (“Sauvons plus de vies sur nos routes”).

Si cette fonctionnalité n’est pas encore confirmée dans la version finale de Google Maps, la question de sa mise en service en France pourrait se poser. Un flou juridique existe en effet au sujet des logiciels de navigation. Ces derniers avaient été contraints de retirer les mécanismes qui signalaient explicitement et précisément les radars de limitation de vitesse. Mais rappelons aussi qu’en 2016, un arrêt de la Cour de cassation rendait légal le fait de signaler un radar, et interdisait dans le même temps les brouilleurs ou détecteurs. Waze avait trouvé la parade en se contentant de signaler uniquement les « zones de danger ». En clair, là où se trouvent les radars et les forces de l’ordre.