Dans l’ensemble, le Grand Prix du Japon a été très calme. Si on enlève les dix premiers tours de course, les positions sont restées figées. Le fait de course ? L’abandon de Sebastian Vettel dont la mécanique a fait défaut, laissant le champ libre à Hamilton. Verstappen, quant à lui, a poursuivi sa marche en avant et a inquiété Hamilton tout au long du Grand Prix. Esteban Ocon, meilleur français, termine 6ème.

Le départ

Hamilton (Mercedes) s’envole parfaitement, contrairement à Vettel (Ferrari), en manque de puissance. Verstappen se porte à hauteur de son co-équipier chez Red Bull, Ricciardo, et le dépasse au premier virage. Esteban Ocon (Force India), parti à la cinquième position arrive à s’infiltrer entre les deux Red Bull dans la foulée. Carlos Sainz perd le contrôle de sa Toro Rosso et est contraint d’abandonner, dernière course dans l’écurie italienne ratée pour l’Espagnol qui sera pilote Renault dès le prochain Grand Prix, en lieu et place de Jolyon palmer, évincé.

Raikkonen (Ferrari) est le grand perdant du départ. Il a en effet perdu très gros en se faisant dépasser par Hulkenberg (Force India). Il s’est retrouvé à l’extérieur de la piste, a traversé le bac à gravier avant de revenir en piste à très faible allure. Laissant ainsi passer une dizaine de voitures.

Vettel en grande difficulté dès le début à cause de ses batteries, se fait doubler dans le premier tour par Verstappen, puis par Ocon, Ricciardo et Bottas (Mercedes) dans la ligne droite. La voiture de sécurité entre alors en piste suite à la sortie de Sainz. Tandis que la Ferrari n’offre plus de puissance au pilote Allemand, et le contraint d’abandonner au quatrième tour.

La course

À la relance, après la voiture de sécurité, Ocon ne peut résister aux assauts de Ricciardo puis à ceux de Bottas un tour plus tard et il est obligé de s’incliner. Le pilote français occupait la troisième place et rétrograde donc au cinquième rang. La suite de la course est très calme. Hulkenberg avait bien tenté une stratégie décalée qui aurait pu s’avérer très payante. Mais alors qu’il revenait sur le groupe Massa, Magnussen, Grosjean (tous deux chez Haas) et Gasly (Toro Rosso), son DRS est resté bloqué en position ouverte. L’Allemand a donc été contraint d’abandonner.

Au tour 47, c’est la suspension de Lance Stroll (Williams) qui a lâché. Le pilote canadien a traversé le bac et s’est retrouvé de nouveau sur la piste, croisant sur son chemin Ricciardo. Le pilote Red Bull est passé sans encombre et s’en est sorti qu’avec une sueur froide.

Dans le dernier tour, Hamilton perd énormément de rythme, Verstappen se rapproche tout très du britannique mais englué dans le traffic avec les retardataires, il lui est impossible de tenter quoi que ce soit. Le classement reste donc inchangé : Hamilton s’impose, Verstappen monte sur la deuxième marche du podium, tandis que c’est Ricciardo qui occupe la troisième. Ce dernier ayant parfaitement réussi à contenir Bottas, quatrième. Raikkonen, hauteur d’une grosse remontée tout au long du grand prix prend la cinquième place. S’en suivent, les deux Force India d’Ocon et Perez dans l’ordre. Les deux Haas sont 8ème et 9ème avec respectivement Magnussen et Grosjean. Massa clôture le top 10. Le nouveau venu Pierre Gasly termine 13ème.

 

Ce qu’il faut retenir

Suite à ce nouvel abandon de Vettel, Hamilton s’envole au championnat. Le pilote Mercedes compte maintenant 59 points d’avance sur son rival. Il ne reste que quatre courses à l’Allemand pour refaire son retard, et la Mercedes a pour le moment l’avantage de la fiabilité…

Hamilton peut même être sacré dès le prochain Grand Prix, s’il l’emporte et que Vettel termine au delà de la 5ème place ! Ferrari n’a plus le droit à l’erreur, mais le vent a clairement tourné depuis la rentrée.

À noter une nouvelle fois, la très bonne performance d’Esteban Ocon, qui aura touché du doigt le podium suite à ce très bon début de course, mais la marche est encore un peu haute pour les Force India.