Pour ce 14ème Grand Prix de Formule 1 de la saison, la pluie s’est invitée au rendez-vous. En effet, les pilotes se sont élancés, pour la première fois de l’histoire dans une course de nuit, par temps pluvieux. L’averse qui s’est abattue sur Singapour n’a duré que quelques minutes, mais ce fut suffisant pour semer la panique à moins de cinq minutes du départ…

Le départ

Dans la panique du choix des pneumatiques, certains se sont élancés en intermédiaires quand d’autres ont chaussés les super pluie. Raikkonen prend le meilleur départ, à la limite de l’anticipation. Alors qu’il s’élançait quatrième, il se porte immédiatement à hauteur de Verstappen, parti deuxième. Vettel, qui occupait la pole, et auteur d’un départ moyen, tente de refermer la porte sur Verstappen mais il ne fait que provoquer l’accrochage entre son co-équipier et le pilote Red Bull. Raikkonen perd le contrôle de sa voiture sur la zone de freinage et vient s’encastrer dans la Red Bull. Emmenant avec eux la McLaren d’Alonso, hauteur d’un envol exceptionnel, mais une nouvelle fois peu chanceux.

Deux virages plus loin, c’est Vettel qui se fait piéger tout seul. Il perd le contrôle de sa monoplace et vient taper le mur. Les dégâts sont trop importants, suites aux deux accrochages, et son équipe lui demande d’arrêter sa monoplace. Grand gagnant du départ, Lewis Hamilton effectue la très bonne opération. Il pointe au premier rang, alors qu’il s’était élancé 5ème. Esteban Ocon, le Français, se faufile immédiatement dans le top 10, alors qu’il était parti 14ème.

La course

Après le passage de la Safety-Car, la course reprend au cinquième tour. Hamilton pointe en tête, Ricciardo est deuxième, suivi par Hülkenberg et Perez. Au neuvième tour, Alonso est contraint d’abandonner suite aux dégâts subis par sa monoplace au départ. Deux tours plus tard, c’est Kvyat qui attaque trop fort, et qui vient s’encastrer dans les TechPro de Singapour. Cela engendre une nouvelle voiture de sécurité, et regroupe tout le monde. Le restart s’effectue sans incident majeur.

Aux alentours du trentième tour, après l’arrêt de Magnussen, tous les pilotes, alors en intermédiaire, passent au stand pour chausser des pneumatiques ultra tendre. Piste séchante oblige, tout le monde s’arrête presque en même temps.

Au tour 38, Ericsson part à la faute, sa voiture s’immobilise au beau milieu de la piste, et provoque une nouvelle fois l’entrée de la voiture de sécurité. Elle ne provoquera pourtant aucun chamboulement dans le classement.

À l’arrivée, c’est Hamilton qui s’impose, devant Ricciardo qui ramène une nouvelle fois les points pour Red Bull. Bottas monte sur la troisième marche du podium. À noter, les meilleurs résultats en carrière pour Carlos Sainz Jr (4ème) et Jolyon Palmer (6ème). Intercalé entre eux, Sergio Perez termine à la cinquième place. Vandoorne, Stroll, Grosjean et Esteban Ocon complètent le top 10.

Ce qu’il faut retenir

Si l’on veut être chauvin, on parlera tout d’abord de la treizième arrivée dans les points, en quatorze grand prix pour Esteban Ocon. Le pilote français est aussi le seul avec Lewis Hamilton à ne jamais avoir encore abandonné cette saison. Au delà de cette saison, le pilote français a terminé tous les grands prix auquel il a pris part.

Mais d’un point de vue plus général, l’abandon des deux Ferrari est catastrophique pour la firme italienne. Hamilton a étendu son avance au championnat à 28 points, ce qui lui offre une marge assez importante à six grand prix de la fin du championnat. Même si nous savons que rien n’est joué, la balance penche maintenant plutôt du côté des flèches d’argent.

C’est aussi important de souligner la confirmation des pilotes pour l’année prochaine. Force India gardera ses deux pilotes actuels (Ocon et Perez), tout comme Mercedes (Hamilton et Bottas), Ferrari (Raikkonen et Vettel). Chez Renault, en revanche, Hülkenberg garde sa place mais Palmer se voit remplacé par Sainz Jr. Ce qui libère donc un baquet chez Toro Rosso, que le Français Pierre Gasly peut légitiment lorgner. Pour rappel, il est champion en titre de F2 (anciennement GP2).

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