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Les services Uber interdits en Italie pour “concurrence déloyale”

Uber

La justice italienne a décidé d’interdire tous les services de l’entreprise Uber sur l’ensemble du territoire pour “concurrence déloyale.” Les chauffeurs italiens de la société s’inquiètent pour leur avenir.

Après avoir été saisi par plusieurs associations de taxis traditionnels, le tribunal de Rome a interdit vendredi les applications en ligne de l’entreprise, ainsi que leur promotion, à l’exception de UberEats, service de livraison de plats à domicile. Selon les juges italiens, Uber constitue “une concurrence déloyale” face aux taxis traditionnels.

L’un des avocats de l’entreprise a annoncé au quotidien Corriere della Serra qu’elle allait faire appel de “ce jugement basé sur une loi vieille de 25 ans qui n’est plus le reflet de l’époque.”

Le gouvernement italien ne peut plus perdre de temps et doit désormais décider s’il veut rester ancré dans le passé ou s’il veut permettre aux Italiens de bénéficier des nouvelles technologies,” a-t-il ajouté.

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Les chauffeurs Uber inquiets

Gregorio Maurizio, 44 ans, a quitté son emploi dans un supermarché en Sicile il y a un an pour rejoindre Rome et devenir employé du service de voiture de transport avec chauffer (VTC). “S’ils bloquent Uber, je me retrouve sans rien, à mille kilomètres de chez moi,” a-t-il expliqué à La Repubblica.

Les chauffeurs de taxis traditionnels se sont quant à eux réjouis de cette décision : “C’est la quatrième décision de justice en Italie qui reconnait la concurrence déloyale que constitue Uber. (…) La dernière bataille d’une guerre légale qui a commencé en 2015 pour mettre fin à la forme la plus frappante de concurrence déloyale jamais vue sur le marché du transport italien” ont déclaré les avocats des associations plaignantes au Corriere della Serra.

Uber confronté à des restrictions dans toute l’Europe

Ces derniers temps, l’entreprise américaine rencontre de plus en plus de difficultés dans de nombreux pays européens, qui ont durci leur cadre législatif pour encadrer ses activités. En France, l’Urssaf souhaite qu’Uber requalifie ses chauffeurs en salariés. Les conducteurs français ont également protesté contre des conditions de travail “indignes” en décembre 2016 et janvier 2017.

Au Danemark, le service de taxi n’opèrera plus à partir du 18 avril. En désaccord avec la nouvelle règlementation qui oblige tous les taxis à être équipés de capteurs pour sièges, de taximètres et de la vidéosurveillance, la compagnie Uber a décidé d’interrompre ses services dans le pays.

Uberpop, le service à bas prix d’Uber utilisant des conducteurs non professionnels, a été interdit par des tribunaux en Espagne, Belgique, Allemagne et aux Pays-Bas. Il a été suspendu en France en juillet 2015.

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