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Jeux Olympiques 2024 : les épreuves de surf se dérouleront à Tahiti

Paris 2024 choisit l’île de Teahupoo pour les épreuves de surf. Jeudi 12 décembre, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques officialise sa décision, au détriment des quatre autres villes candidates de la métropole.

A lire aussi : Le logo des JO Paris 2024 dévoilé !

Tahiti peut commémorer. L’idée est initialement lancée par Thierry Reboul, le directeur de la marque “Paris 2024”. Après avoir étudié les avantages de Tahiti pour accueillir les épreuves de surf, Paris 2024 finit par choisir la vague mythique de Teahupoo. En effet, Teahupoo, au sud de l’île, fait partie des spots les plus courus des surfeurs du monde entier. Située dans l’Océan Pacifique sud, à 15000 km de Paris, avec un décalage horaire de 12 heures, l’île polynésienne était en concurrence avec trois sites dans le sud-ouest de la métropole, Biarritz, Lacanau et Hossegor-Seignosse-Capbreton et un en Bretagne, La Torche.

C’est le “critère sportif” qui fait la différence ainsi que la qualité des vagues par rapport aux villes métropolitaines. En réalité, Tahiti présente beaucoup d’avantages. Le site de Teahupoo est connu pour offrir l’une des vagues les plus puissantes et spectaculaires au monde. Il y a d’ailleurs plus de probabilité que les vagues soient grosses en Polynésie plutôt que sur la côte Atlantique.

D’après une étude de Météo France, Teahupoo garantie des fortes vagues afin d’assurer les épreuves de surf. Tahiti a 75 % de chances d’avoir, en juillet/août, la vague optimale recommandée par la Fédération Internationale de surf. Celle-ci est estimée entre 1,50 m et 2,50 m. Quant à la métropole, elle a moins 20% de chance par rapport à l’île.

Les épreuves de shortboard seront donc disputées à Tahiti par 24 hommes et 24 femmes. Prochaine étape : la validation du Comité International Olympique le 8 janvier 2020.

Est-ce un bon choix ?

Le choix de l’île polynésienne peut porter préjudice aux athlètes féminines. A ce jour, Teahupoo n’est pas surfée par les femmes. Effectivement, les vagues sont considérées trop dangereuses pour la catégorie féminine. Cependant, il y a 24 femmes dans la compétition.

« On peut placer les filles à un moment de la journée où les vagues sont moins puissantes, on a les moyens de prévoir ça maintenant, et ça permettra aux filles de surfer aussi Teahupoo », estime Lionel Teihotu, président de la Fédération Tahitienne de surf.

De plus, le président affirme qu’il faut “redonner ses titres de noblesse à la Polynésie où le surf a débuté.” Le COJO semble d’accord, puisqu’il voit d’un bon œil l’idée d’associer l’Outre-Mer à l’organisation des JO. Ainsi, le risque d’annulation des épreuves dans la métropole est écarté.

La distance est une autre question abordée. 48 surfeurs sur 10 500 athlètes ne pourront réellement vivre l’ambiance des JO. Néanmoins, ils seront sûrs de ne pas avoir à attendre plusieurs jours la bonne vague pour réaliser l’épreuve. Même si c’est loin, la plupart des surfeurs viennent d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, pas très loin de la Polynésie.

Etant donnée la configuration du site, seuls 1500 privilégiés assisteront à l’épreuve, 10 fois moins qu’ailleurs. Les images seront tout de même diffusées à la télévision, et les métropolitains pourront suivre le spectacle derrière leur écran.

Le Conseil d’Administration du COJO a également approuvé jeudi le choix de la Place de la Concorde pour accueillir, sur la quinzaine olympique (26 juillet-11 août 2024), 5 sports urbains: skateboard, BMX freestyle, breakdance, basket 3×3 et escalade. Le CIO doit valider fin 2020 le stade éphémère qui pourra accueillir 30 000 visiteurs.

Le siège de Paris 2024 sera dans les prochains mois installé à Saint-Denis, Place du Front Populaire.

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