Un jouet antistress s’est révélé très dangereux. Un enfant de 8 ans, à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais, en a fait la triste expérience. Un squishy a explosé au visage du jeune garçon le 24 juillet dernier, l’a brûlé au deuxième degré. Le parquet de la ville a ouvert une enquête pour « blessures involontaires ». Depuis, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) mène des analyses. Mais que sont ces jouets ? Quels sont les risques ?
Un jeune enfant de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, est tombé sur un jouet plus que défectueux le 23 juillet 2026. Une information de La Voix du Nord rapporte que le jeune Melvyn a reçu, pour son anniversaire, un jouet de type « squishy ». Cette balle remplie de gel est censée déstresser ceux qui l’utilisent. Mais, le lendemain, ce petit jouet a explosé au visage de l’enfant. Les secours ont conduit l’enfant immédiatement aux urgences, où le diagnostic est clair : une brûlure au deuxième degré touche Melvyn. Les médecins l’ont alors orienté vers le service des grands brûlés de Lille. Depuis, ce petit jouet inquiète la DGCCRF.
C’est quoi cette mode du « Squishy » ?
Un squishy est un type de jouet fabriqué à partir de polyuréthane ou de caoutchouc. L’objectif, c’est qu’il reprenne sa forme après avoir été pressé. Pour plaire aux plus jeunes, ces jouets sont de toutes les formes : d’un animal à un fruit, en passant par un aliment, tout est possible. Argument supplémentaire ? Ils ont aussi des odeurs. Ils prennent le parfum de ce qu’ils représentent : un squishy à la fraise, à l’orange ou, pourquoi pas, au citron.
D’abord originaires du Japon, les squishies sont par la suite devenus populaires aux États-Unis en 2017. C’est au cours des années suivantes que ces jouets sont devenus incontournables dans le monde entier. Avec les réseaux sociaux, la popularité de ces petits objets ne fait que grimper. Tout d’abord, les créateurs de vidéos ASMR sont très friands du bruit qu’ils font. On peut aussi compter sur le concept des sacs mystères. Le but ? Vous achetez un de ces squishy, mais vous ne connaissez pas le modèle que vous allez avoir. Cela permet de créer un effet de surprise dont les plus jeunes raffolent. De plus, certains modèles sont rares, ce qui transforme ces petites balles en objets d’échange et donne un statut à celui qui le possède dans la cours de récréation.
Pourquoi ces jouets inquiètent les autorités ?
Après les blessures de ce jeune garçon dans le Pas-de-Calais, la DGCCRF a décidé se pencher sur le sujet. Elle appelle dans un communiqué « à faire preuve de prudence« , en attendant les résultats des expertises menées sur ces jouets. La DGCCRF s’est exprimé à l’AFP et a précisé « qu’en cas de non-conformité et de dangerosité, les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs seront prises« , comme des « retraits » et « rappels » de produits. Aujourd’hui, le 10 août, elle réitère ces inquiétudes face à ces jeux.
Elle invite, entre autres :
- À ne pas reproduire des expériences qui ne correspondent pas à l’utilisation normale du produit. Sur les réseaux sociaux, certains internautes n’hésitaient pas à les mettre au micro-ondes.
- À vérifier l’âge sur les emballages.
- À consulter un médecin si l’enfant présente une réaction de la peau.
- À ne pas utiliser le jouer si il présente une odeur anormale
De telles procédures ne sont pas nouvelles. Au Royaume-Uni, des jeux Squishy on fait l’objet d’un rappel à la fin du mois de juin. La Répression des fraudes britannique a trouvé des composés organiques volatiles dans certains de ces produits. D’autres de ces objets présentaient une « concentration excessive en benzène« , une substance qui est classée irritante et cancérigène. Par ailleurs, de nombreux parents ont alerté sur les réseaux sociaux après que leur enfant ait été brûlé ou a déclenché une allergie en utilisant ce type de jouets.