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Juventus et Jonathan David, l’heure de vérité en 2026

Avec Lille, Jonathan David s’était construit une réputation de cauchemar pour les bookmakers. En Ligue 1, l’attaquant international canadien empilait les buts avec une régularité qui faisait grimper les cotes… et tomber les pronostics. Son profil cochait tout : sens du placement, appels tranchants, finition froide, et cette capacité à surgir au bon moment quand le match se referme.

Forcément, il est vite devenu un choix récurrent dans les paris proposés par les opérateurs référencés sur le site comparatif bettingtop10.ca/fr/, porté par ses performances dans l’élite du football français. Le genre de joueur sur lequel on « revient » naturellement : buteur, buteur + victoire, ou encore ces marchés centrés sur la performance individuelle qui vivent au rythme d’un geste juste dans la surface.

Sauf que depuis son arrivée à la Juventus l’été dernier, l’histoire s’est nettement compliquée. À Turin, David a découvert un décor plus exigeant que prévu : pression immédiate, jeu moins ouvert, repères à reconstruire et concurrence réelle. Ceux qui ont continué à miser sur lui, notamment sur les marchés centrés sur les joueurs, ont surtout connu une longue disette, comme si la promesse lilloise se heurtait, semaine après semaine, à la dure logique de la Serie A.

À 25 ans, David peine à laisser son empreinte dans un championnat où le moindre espace se paie comptant. Moins de ballons exploitables, moins de séquences de transition, et une nécessité constante d’être décisif sur peu d’occasions : ce contexte révèle vite les doutes, même chez un buteur confirmé. Et, logiquement, les questions s’accumulent : l’emballement autour de son profil est-il à la hauteur de la réalité turinoise ? Est-ce un problème d’adaptation, de confiance, de rôle, ou simplement de timing dans une équipe qui ne lui sert pas encore les bons ballons ?

À quelques mois seulement de la Coupe du monde 2026, le Canadien n’a plus vraiment le luxe d’attendre. Le Canada aura besoin d’un leader offensif fiable, d’un repère, d’un joueur capable de transformer une demi-occasion en but qui compte. Retrouver l’instinct, le rythme, la confiance : pour lui, 2026 ressemble déjà à un test grandeur nature. Voici pourquoi.

David a déçu à la Juventus

Sur le papier, Jonathan David cochait toutes les cases du « bon coup » de mercato. L’été dernier, quand son départ de Lille en tant qu’agent libre a été confirmé, l’attaquant canadien figurait parmi les profils les plus courtisés du marché. Des pistes menant à Manchester United, l’Inter Milan ou encore Barcelone ont circulé, mais c’est la Juventus qui a fini par rafler la mise. À Turin, l’opération avait des allures d’acquisition maligne, presque évidente.

Il faut dire que le bilan lillois imposait le respect. David avait empilé 109 buts en 232 matchs sous les couleurs du LOSC, au point de s’installer à la deuxième place du classement des buteurs de l’histoire du club, à seulement trois longueurs d’André Strappe. De quoi nourrir l’idée qu’il poursuivrait sur la même lancée une fois installé en Serie A.

Sauf que la suite n’a pas épousé le scénario attendu. L’adaptation a été laborieuse, son impact limité, et le mot qui colle désormais à son passage turinois est brutal : flop. Dans ce climat, les rumeurs se multiplient autour d’une aventure qui pourrait s’abréger plus tôt que prévu, d’autant qu’un temps de jeu réduit ne l’a pas aidé à retrouver du rythme ni à enchaîner.

Le problème dépasse même la Juventus. Les difficultés à Turin semblent avoir rejailli sur ses performances avec le Canada, et c’est précisément ce qui inquiète à l’approche de la Coupe du monde 2026 : quand un buteur perd ses repères en club, la sélection en subit souvent le contrecoup. Pour David, la fenêtre pour inverser la tendance se rétrécit.

Le Canada a besoin que David réponde présent

Jonathan David affiche des statistiques qui imposent le respect sous le maillot canadien : 37 buts en 73 sélections, soit le meilleur total de l’histoire de l’équipe nationale. Mais depuis quelques semaines, une ombre s’installe. L’attaquant reste muet lors de ses cinq dernières apparitions internationales.

Sa dernière réalisation remonte au mois de septembre, lors d’un match amical remporté 3-0 contre la Roumanie. En compétition, il faut remonter à juin, en quart de finale de la Gold Cup face au Guatemala : un penalty transformé à la 30e minute, et puis plus rien.

Cette disette commence à peser lourd, d’autant que la Coupe du monde 2026 se rapproche à grands pas. Le Canada se prépare à coorganiser le tournoi pour la première fois de son histoire et nourrit une ambition claire : exister vraiment dans une compétition élargie à 48 équipes, et ne pas se contenter d’un rôle d’hôte.

Dans ce contexte, le rendement de David devient un enjeu central. Le staff canadien, comme les supporters, s’accroche toutefois à un élément rassurant : l’attaquant a déjà prouvé qu’il savait répondre présent quand le niveau monte. Reste à retrouver du rythme, de la justesse, et à se hisser au niveau de l’événement — traduction journalistique de rise to the occasion — lorsque viendra l’heure du Mondial.

Juventus et le Canada doivent continuer de croire en David

Malgré les critiques, il est beaucoup trop tôt pour la Juventus comme pour le Canada de tirer un trait sur Jonathan David. À Turin, l’attaquant avait été recruté pour succéder à Dušan Vlahović… sauf que le Serbe est finalement resté, laissant David évoluer dans un contexte plus complexe qu’anticipé. La Juve avait su se montrer patiente avec Vlahović pendant ses périodes de disette ; elle doit aujourd’hui accorder la même indulgence à David.

D’autant que le Canadien a déjà traversé ce type de passage à vide. À ses débuts à Lille, il avait peiné à lancer sa machine, ne marquant que deux fois lors de ses 25 premiers matchs. Certains réclamaient alors de limiter les dégâts et de passer à autre chose. Lille a tenu bon — et David a fini par quitter le club comme deuxième meilleur buteur de son histoire.

Dans ces conditions, la Juventus aurait tout intérêt à éviter une décision précipitée après seulement six mois. Rompre maintenant serait un pari risqué, presque contre-productif. L’idée, au contraire, est de lui laisser le temps de s’installer, comme l’a fait jusqu’ici son sélectionneur, Jesse Marsch, avec une constance notable.

Marsch, justement, n’a pas fait de la forme en club un procès permanent. Il ne l’a pas harcelé à propos de ses difficultés turinoises ; il mise sur une chose simple : David a cette capacité à répondre pour son pays lorsque l’enjeu devient maximal.

Le message est clair : la confiance est là, mais elle attend une réponse. À David désormais de la rendre au centuple. S’il parvient à retrouver ses repères dans les prochains mois, il pourrait devenir l’homme-clé des ambitions canadiennes à la Coupe du monde — traduction naturelle et journalistique de World Cup — en 2026.

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