Depuis le lancement de la saison 2026, Koh-Lanta accumule les controverses. Entre fruits en guise de récompense, comportements sexistes, censure présumée d’un candidat et critiques sur le montage, TF1 et le producteur ALP se retrouvent sur la sellette aprés cette saison 2026 de Koh Lanta Les Reliques du destin
Des fruits en guise de récompense
Cette semaine, l’épreuve de confort a fait grincer des dents. Après s’être roulés dans la boue, les candidats remportent une douche, un massage… et quelques brochettes de fruits. Une récompense jugée bien trop légère par les téléspectateurs. Sur X, les réactions fusent. Les fans comparent nostalgiquement les anciennes saisons, où les aventuriers gagnaient des nuits en hôtel de luxe ou des repas copieux. Aujourd’hui, un smoothie au lait d’avoine et des fruits frais suffisent à TF1. « On voit que l’inflation est passée par là », ironise un internaute. La production encaisse les critiques sans broncher.
Des propos sexistes qui mettent le feu aux poudres
Dès les premières semaines de diffusion, la saison Les Reliques du destin fait parler d’elle pour de mauvaises raisons. Le candidat Ulrich s’impose rapidement comme le fauteur de troubles de l’édition. Il affirme publiquement que les hommes méritent de plus grosses portions de riz que les femmes sur le camp, au motif qu’ils seraient physiquement plus imposants. Des propos qui provoquent une levée de boucliers immédiate sur les réseaux sociaux.

La réaction ne tarde pas. Clémence Castel, double gagnante emblématique de l’émission, prend la parole sur Instagram pour dénoncer ces commentaires. Elle rappelle que chaque aventurier arrive avec ses propres forces, indépendamment de son genre. Ulrich riposte alors avec virulence, accuse les anciens candidats de « piquer pour exister » et publie même une capture d’écran d’un message privé de Clémence, pourtant destiné à apaiser les tensions.
La production de Koh-Lanta contrainte d’intervenir en urgence
Face à l’escalade, ALP et TF1 prennent des mesures concrètes. D’abord, ils exigent qu’Ulrich annule un live TikTok qu’il prévoyait d’organiser pour se défendre publiquement. Ensuite, ils diffusent un communiqué officiel pour rappeler les valeurs fondamentales de l’émission. Un geste fort, mais qui soulève une question : pourquoi la production a-t-elle attendu si longtemps avant de réagir ?
La réponse arrive à l’écran. L’épisode du 31 mars 2026 révèle qu’Ulrich, jusqu’alors omniprésent dans le montage, voit son temps d’antenne drastiquement réduit. La production remontre l’épisode en urgence pour minimiser son rôle à l’image. Le candidat lui-même le reconnaît dans un message posté sur Instagram après son élimination : il note avec ironie qu’il a « beaucoup moins » été montré cette semaine-là.
La production se retrouve ainsi dans une position délicate. En laissant les comportements litigieux se développer à l’antenne, elle est accusée de les encourager pour créer du spectacle. En sanctionnant ensuite le candidat, elle est accusée de réécrire la réalité après coup.
Le montage de Koh Lanta, nouvel enjeu de la polémique
La controverse ne s’arrête pas là. Une autre candidate, Lola, 21 ans, prend à son tour la parole pour critiquer le montage de l’émission. Dans les commentaires d’une publication d’Ulrich après son élimination, elle glisse avec humour qu’elle sera encore moins visible que lui, alors qu’elle est toujours en jeu. Une pique dirigée directement contre les choix éditoriaux de la production, qui choisit soigneusement quels candidats mettre en avant.
Ce débat autour du montage n’est pas nouveau dans l’univers de Koh-Lanta. Toutefois, il prend une dimension particulière cette saison. En effet, les candidats et anciens aventuriers s’expriment désormais librement sur les réseaux sociaux, en temps réel, contournant ainsi le récit que la production cherche à construire. Cette transparence forcée fragilise l’image d’une émission qui se revendique comme un espace de fair-play et de dépassement de soi.