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La Côte d’Azur, une muse littéraire

Soleil toujours brillant, mer toujours bleue, paysages de verdure sur mélodies de chants de cigales… La Côte d’Azur fait rêver. Saint Tropez et son luxe, Cannes et son Festival, Antibes et ses remparts, Nice et sa promenade sont autant de lieux qui ont inspiré les intellectuels.

Et oui, ces villes devenues banales à nos yeux de sudistes blasés, ont souvent nourri le génie de nombreux auteurs. Beaucoup de personnages se sont déjà retrouvés quelque part dans nos paysages gorgés de lumière et de senteurs d’iode et d’olives, ou au sein dans nos lieux préférés. Il faut avouer que la grisaille du partout ailleurs en France ne peut inspirer autant que la vitamine C s’incrustant dans chaques pores de la peau ; en engendrant clarté d’esprit et bonne humeur, l’inspiration ne peut qu’être au rendez-vous. Souvent représenté dans l’imaginaire populaire comme un lieu de vacances très prisé, la French Riviera ne déroge pas à son cliché en étant aussi un lieu de créativité en littérature. Tant mieux, puisque lire un déroulement sur fond d’ambiance balnéaire, soi-même, en se faisant doré la pilule, ça vaut le détour. Et puisque l’hiver approche froidement avec ses gros sabots de glace, il fait bon revenir en été le temps de quelques pages.

Françoise Sagan, Bonjour Tristesse (1954)

D’accord, 1954, cela ne date pas tout à fait d’hier. Pourtant, ce roman est intemporel ; l’histoire pourrait tout aussi bien se dérouler en 2015 qu’il n’y aurait pas de différence (hormis, sûrement, qu’aujourd’hui nous téléphonons, ou skypons plutôt qu’envoyons des lettres manuscrites…).

Bonjour tristesse, c’est l’histoire d’une jeune fille en vacances a Cannes avec son père. Ce dernier vit comme un libertin assumé, un mode de vie qui convient très bien à sa fille, Cécile. Elle, est une adolescente actuelle. Rêvant d’amour, de liberté, de paillettes et de soirées sélectes. L’été dont elle rêve, elle ne le vivra pas totalement; son père, malédiction, tombera amoureux, pour de vrai, pour du sérieux. Adieu les midinettes de passages dont l’héroïne n’a jamais fait grand cas ! La voilà malheureuse, son monde s’écroule ; et puis sa belle-mère en devenir est beaucoup trop stricte à son goût. Son été, ses vacances, elle les passera a vouloir changer la donne sur les sons des grillons.

C’est le premier roman de l’auteur, et aussi un énorme succès littéraire depuis sa parution dans les années 1950.

Yveline Dupuy, Les seins de Sophie (2010)

Ecrit en 2010, se déroulant pendant les années 1960. Un roman contemporain mais plutôt méconnu. Sophie est une adolescente complexée ; appareil dentaire, seins asymétriques… En plein dans l’âge ingrat, elle a honte de son corps et doit passer ses vacances d’été en famille sur les plages de Saint-Tropez. Elle découvre la sexualité et l’amour en dépit des moeurs conservatrices de l’époque…

En fait, c’est cela la Côte d’Azur ; l’amour, le sexe… Sea, sex and Sun comme le chantait Gainsbourg. La chaleur attise les découvertes charnelles ; pas si étonnant quand sur les plages brûlantes les corps se dénudent à moitié. Quel meilleur endroit pour ces héroïnes pour découvrir ces choses d’adultes au bord de la Méditerranée ?

Patrick Modiano, Dimanche d’août (2009)

Pas de sexe, ni de jeune fille en pleine découverte de soi. Dimanche d’août c’est une question d’hémoglobine ; une histoire de meurtre à élucider.

Un homme se rend à Nice et croise Villecourt, un vieil ami. C’est l’histoire d’un meurtre : Sylvia, compagne de Villecourt. Alors commence le récit ; la fuite des amants sur la Côte d’Azur, parce que détenteurs de diamants volés, la tentative de recel… Une intrigue policière au bord de la mer. L’été, toujours. Parce que c’est ça, le Sud français. Le soleil, la chaleur étouffante même quelques fois. À croire que l’insolation menaçante fait bouillir les méninges d’incroyables idées créatives.

À bon entendeur, pas de syndrome de la page blanche si les mouettes chantent aux dessus des vagues d’écumes. Les odeurs de soleil et la vue des oliviers comme muse suprême, Nietzsche, Cocteau et même Apollinaire étant venus se ressourcer d’imaginaire sur nos rivages azurs.

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