La France est le pays de l’Union européenne où la proportion de 15-24 ans à la recherche d’un emploi a le plus fortement augmenté, dépassant désormais les 20 %. Pour Vincent Belmontet, directeur adjoint du groupe Belmont, proposer des formations vers des métiers concrets, c’est aussi permettre aux jeunes de se projeter : derrière un métier, il y a un avenir possible.
Des formations directement connectées au monde de l’emploi
Face aux évolutions du marché du travail, les jeunes doivent aujourd’hui composer avec de nouvelles attentes : trouver un métier qui offre des débouchés, assurer leur avenir financier, mais aussi donner du sens à leur parcours professionnel. Dans le même temps, l’intelligence artificielle transforme progressivement les métiers et oblige les établissements de formation à repenser leurs enseignements.
Vincent Belmontet, directeur adjoint du groupe Belmont, revient sur ces évolutions et sur les enjeux auxquels les acteurs de la formation doivent désormais répondre.
« Notre particularité, c’est qu’on n’est pas mono-produit, on n’est pas segmenté. On est branché sur le secteur de l’emploi, sur différents secteurs autour de l’alternance », explique Vincent Belmontet.
Depuis 2000, le Groupe Belmont accompagne les jeunes vers les métiers qui recrutent, à travers des formations en alternance pensées au plus près des besoins des entreprises. Présent à Avignon, Aix-en-Provence et Mougins, le groupe accueille chaque année plus de 1 000 apprenants au sein de ses trois écoles à taille humaine.
Ce véritable groupe familial revendique une approche fondée sur la proximité, l’écoute et l’accompagnement, aussi bien auprès des jeunes que des entreprise.
Historiquement, le tertiaire représente une part importante de l’activité du groupe. Mais les attentes évoluent et certains secteurs attirent aujourd’hui moins les jeunes. « Le commerce attire moins les jeunes », constate le directeur adjoint.
À l’inverse, certaines filières semblent davantage répondre aux aspirations actuelles d’une partie de la jeunesse, notamment dans le domaine de la santé.

La santé, entre quête de sens et compétences techniques
Pour Vincent Belmontet, l’intérêt croissant pour certaines formations liées à la santé peut notamment s’expliquer par la recherche de sens exprimée par les jeunes.
« La santé permet d’offrir des formations qui allient deux choses importantes pour les jeunes : apprendre des métiers qui ont du sens et s’occuper de choses concrètes. »
Ces métiers permettent de travailler sur des problématiques concrètes et de se sentir directement utile. Une dimension qui semble répondre à une attente particulièrement présente chez les nouvelles générations : exercer une activité professionnelle qui ne se limite pas à la recherche d’un salaire.
Mais cette recherche de sens ne signifie pas pour autant que les jeunes renoncent à l’acquisition de compétences techniques. Au contraire, certaines formations nécessitent une véritable maîtrise pratique.
« Pour le BTS Diététique, nous mettons à disposition de nos étudiants une cuisine avec tout le matériel nécessaire afin qu’ils acquièrent ces compétences techniques. », explique Vincent Belmontet.
L’alternance, un outil au service de l’emploi des jeunes
Dans le contexte actuel, les jeunes et leurs familles accordent une importance forte aux débouchés proposés par les formations.
L’alternance répond notamment à cette volonté de sécuriser son entrée dans la vie professionnelle. « L’alternance est un outil rêvé pour faire baisser le chômage chez les jeunes. Elle offre à la fois une formation et un métier, et constitue un lien vers l’ouverture à l’emploi », décrit le directeur adjoint du groupe Belmont.
Pour Vincent Belmontet, montrer qu’il y a des métiers pratique, c’est montrer qu’il y a « un avenir possible, et donc un projet de vie pour les jeunes« .
Deux aspirations peuvent aujourd’hui coexister chez les jeunes : rechercher un métier permettant de bien gagner sa vie et construire le niveau de vie souhaité, ou privilégier davantage l’épanouissement personnel et le sentiment d’exercer un métier qui correspond à ses envies.
« Il y a le jeune qui veut un métier pour gagner de l’argent et avoir la vie qu’il veut, ou le jeune qui veut un métier pour s’épanouir, faire ce qu’il aime », résume-t-il.
Pour le directeur adjoint, permettre aux jeunes d’accéder à des métiers et à des entreprises constitue un enjeu collectif : « La jeunesse, c’est l’avenir de notre pays. Si elle est mal en point, il ne peut rien en sortir de bien. Il faut leur redonner une espérance. ».

Rester connecté aux besoins des jeunes et des entreprises
À une échelle plus large, l’enjeu consiste également à maintenir un lien permanent avec les entreprises et l’évolution des métiers.
Pour un organisme de formation, proposer une formation ne suffit plus : il faut être capable d’identifier les secteurs qui recrutent, d’anticiper les évolutions des métiers et de construire des parcours qui permettent réellement aux jeunes de se projeter dans un avenir professionnel.
Cette connexion entre les jeunes et les entreprises passe notamment par la rencontre. Créer des occasions d’échange permet aux étudiants de mieux comprendre les réalités des métiers et aux entreprises d’identifier de futurs profils.
Dans un marché du travail en pleine transformation, le défi pour les établissements de formation est donc double : accompagner les jeunes dans leurs aspirations tout en restant suffisamment proches des besoins des entreprises.
Entre quête de sens, besoin de sécurité financière, développement de l’alternance et transformation des métiers par l’intelligence artificielle, les parcours de formation sont appelés à évoluer. Pour Vincent Belmontet, l’objectif reste finalement le même : permettre à chaque jeune de construire un projet professionnel concret et de trouver sa place dans le monde du travail.