Mercredi 5 novembre une délégation de gilets jaunes est invitée à venir s’exprimer en direct sur le plateau de BFMTV. Parmi eux, l’un des leaders du mouvement, Eric Drouet. Ce dernier a fait passer un message on ne peut plus clair sur les objectifs de la manifestation de ce week end : “Si on arrive devant l’Elysée, on rentre dedans”.

Sur le plateau de BFM, se sont confrontés les représentants du gouvernement en place : François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, ainsi que Marlène Schiappa, secrétaire d’état à l’égalité entre les femmes et les hommes. Face à eux quatre gilets jaunes : Anaïs Kuhn, 29 ans, travaillant dans l’agroalimentaire, Hubert Charlier, 54 ans, patron dans le bâtiment, Amandine Laplanche, 32 ans une chômeuse ainsi que l’un des leaders gilets jaunes Eric Drouet, 33 ans, chauffeur routier.

Les deux partis ont exprimé leurs points de vue sur des sujets comme le pouvoir d’achat trop faible des Français, l’augmentation du SMIC et des salaires ou encore la légitimité du gouvernement Macron. Mais ce qui a marqué le débat se sont les phrases chocs prononcées par Eric Drouet.

« Samedi ce sera l’aboutissement final. Samedi c’est l’Elysée. On aimerait bien aller tous à l’Elysée. Il faudra vraiment que samedi on soit tous unis jusqu’au bout et qu’on avance en direction de l’Elysée. »

 

Alors que sur les réseaux sociaux on recense de plus en plus d’appels à la manifestation et à la violence pour ce week-end. La phrase “Si on arrive devant l’Elysée, on rentre dedans” a mis un coup de fouet à tous ces mouvements plus radicaux qui engendrent la violence dans les manifestations des gilets jaunes. Maintenant ce que l’on redoute le plus est l’excès probable de violence et les conséquences que pourrait avoir une troisième manifestation incontrôlable dans Paris.

Le gouvernement est du même avis et commence à s’organiser pour faire face aux événements de ce week-end

Dans un premier temps, politique, avec les annonces du Premier ministre sur l’annulation de la taxe carbone et autres carburants et le gel des prix de l’électricité et du gaz cet hiver. Dans l’espoir de calmer le mouvement et d’éviter une manifestation.  

Dans un second temps, en termes de mobilisation policière c’est le branle-bas de combat. Absolument toutes les brigades des services de l’ordre sont mobilisées : la BAC, les brigades territoriales de contact, les effectifs des commissariats parisiens, les compagnies de sécurité et d’intervention… Les effectifs de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), ceux de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) compléteront le tableau. C’est donc avec beaucoup de moyens et surtout de prudence que le gouvernement se prépare pour le week-end à venir.