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Le Saint-Siège redoute un second VatiLeaks

Trois ans après la publication d’un livre révélant l’existence de corruption et de favoritisme au Vatican, deux journalistes remettent le couvert. Alors que ces nouveaux ouvrages promettent de dévoiler des scandales financiers peu flatteurs, le Saint-Siège craint le pire.

Ce n’est pas un livre mais deux qui risquent de donner du fil à retordre au Vatican. Avaris et Via Crucis, écrits respectivement par les journalistes Fittipaldi de l’hebdomadaire l’Espresso et Nuzzi du groupe télévisé Mediaset, seront en librairie ce 5 novembre. Détournement de fonds, privilèges colossaux de la curie ou encore perte de centaines de milliers d’euros, ces livres devraient afficher au grand jour les dessous de la machine vaticane.

Les autorités restent traumatisées par VatiLeaks

Il y a trois ans, un scandale baptisé VatiLeaks avait déjà secoué les autorités vaticanes. Le majordome de Benoît XVI avait volé les documents confidentiels du pape et le journaliste italien Gianluigi Nuzzi les avait rassemblés dans un livre. Si le souverain pontife avait gracié son domestique, les souvenirs restent amers. Le Vatican espère désormais pouvoir éviter un scandale qui pourrait ébranler le pontificat du pape François.

La délicate question des sources

Une pièce du puzzle manque toujours. Qui a informé les deux journalistes ? Qui sont les sources cachées ? Deux d’entre elles ont déjà été identifiées mais il se pourrait qu’elles ne soient pas seules. Pour l’instant, l’État pontifical a annoncé l’arrestation de Monseigneur Vallejo Balda, prélat espagnol, et de Francesca Immacolata Chaouqui, experte en communication. Le vol de données aurait été perpétré sur l’ordinateur de Libero Milone, qui n’est autre que le contrôleur général des finances.

Un éventuel procès pour les responsables

Les instigateurs de ces ouvrages s’exposent à des poursuites judiciaires. Un communiqué publié par l’Etat lundi dernier rappelle que « la divulgation de documents réservés est un délit puni par la loi du Vatican promulguée en juillet 2013 ». Le journaliste Nuzzi s’est défendu en affirmant aider le Pape. Il explique bien que le pape François a tenté d’agir. Les remontrances et les nouvelles nominations ont été pour l’instant été plus qu’insuffisantes. Il s’est heurté à des obstacles de longue date ancrés dans le fonctionnement de l’Etat.

Le Vatican parle de « grave trahison »

Le communiqué de presse contredit Gianluigi Nuzzi et qualifie son geste de « grave trahison de la confiance accordée par le pape ». Faisant référence à VatiLeaks, le plus petit pays du monde explique que « des publications de ce genre ne concourent en aucune façon à établir la clarté, mais plutôt à générer la confusion et des interprétations partielles et tendancieuses ». Il ne reste plus qu’à attendre les remous du séisme politique qui s’annonce intense.

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