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LOSC : Gérard Lopez visé par les révélations d’une enquête Football Leaks

Selon une enquête menée par France 3, Mediapart et Mediacités, le rachat du LOSC aurait été conclu par une structure de sociétés off-shore. Le nouveau propriétaire lillois Gérard Lopez a d’abord démenti ces informations avant de reconnaître les faits.

Gérard Lopez, lors de la passation de pouvoir avec Michel Seydoux vendredi dernier, avait affirmé détenir « 100% des sociétés qui vont racheter le club« . L’homme d’affaires luxembourgeois est devenu l’actionnaire majoritaire du LOSC après avoir acheté 95 % du club via sa société Victory Soccer Limited basée à Londres. Seulement, l’enquête Football Leaks a fait de nouvelles révélations visant cette fois le nouveau propriétaire lillois.

La société londonienne serait détenue à 100% par Chimera Consulting, une société off-shore localisée à Hong-Kong. Cette off-shore est elle-même la propriété d’une troisième entité immatriculée dans le paradis fiscal des Iles Vierges Britanniques. La fiscalité y est très attractive et ces sociétés bénéficient de nombreux avantages financiers. Elle ne soumet notamment ni impôt sur le revenu, ni impôt sur les sociétés. Ces entités ne sont pas même contraintes de payer de TVA ou d’impôt sur la fortune.

© France 3 Nord Pas-de-Calais / Piktochart

« La localisation de mes entreprises n’est pas motivée par des raisons fiscales »

Après avoir dans un premier temps démenti ces informations, Gérard Lopez a reconnu les faits à travers un courriel transmis par le biais de son avocat. « Ces structurations sont tout à fait légales, et n’ont qu’un seul bénéficiaire économique en la personne de Gérard Lopez. Elles ont été approuvées par toutes les instances compétentes dont la DNCG. »

Et le dirigeant lillois de justifier : « Je suis un investisseur travaillant sur plusieurs continents et c’est donc normalement que je dispose de sociétés dans de nombreux paysLes raisons de ces implantations sont l’efficacité et la sécurité juridique et mes investissements se font en respectant strictement la légalité et l’éthique, a-t-il ensuite ajouté. « La localisation de mes entreprises n’est pas motivée par des raisons fiscales, » a enfin conclu le successeur de Michel Seydoux.

Marius Bocquet

About author

Étudiant en journalisme à l'Académie ESJ Lille et en Science Politique à l'Université de Lille
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