Étudiant

Ma future école : ESAM

Notre série de rencontres avec les grandes écoles continue avec la grande école de management qu’est l’ESAM pour vous aider à mieux faire votre choix et nous en discutons avec Yannick Roussel, directeur de l’ESAM.

D’ici quelques mois, vous aurez à faire votre choix pour vos études à venir. VL vous aide et vous propose de rencontrer celles et ceux qui dirigent ces grandes écoles et qui vont pouvoir vous aider dans ce choix crucial ! Nous poursuivons avec l’ESAM.

C’est quoi l’ESAM ?L’ESAM, l’école de management du Groupe IGS basée à Paris, Lyon et Toulouse vous prépare aux métiers de la Finance d’Entreprise, du Management Stratégique et du Droit des affaires. Notre parcours d’études allie dimensions entrepreneuriale et internationale, excellence académique et acquisition des compétences professionnelles, indispensables aux managers, responsables financiers et juristes de demain.

Pourriez-vous nous présenter les valeurs qui constituent votre école ?

L’école ESAM fait partie d’un groupe qui s’appelle le groupe IGS. Les valeurs affichées du groupe sont l’humanisme, l’entreprenariat et le professionnalisme. Donc, ce sont les trois valeurs qu’on s’applique les uns les autres au sein du groupe. Ce sont des valeurs qu’on essaie de respecter, d’appliquer tous les jours. Après, mes valeurs en tant que directeur général d’une école comme l’ESAM c’est de me dire qu’on doit inciter ces jeunes à aller chercher la connaissance. Hier soir, on a fait une émission sur les jobs à la sortie de l’école et le boulot d’un directeur d’école aujourd’hui est de donner un diplôme mais avant tout de donner un job et si possible pas trop mal payé. On travaille en permanence là-dessus, on est extrêmement bienveillants avec nos étudiants. Quand je dis quelque chose au niveau marketing, je l’applique. Quand j’ai marqué entreprenariat à l’ESAM, j’ai créé un incubateur qui n’a rien à voir avec les autres. Ce sont les valeurs. Je suis intervenu ce matin en disant aux étudiants que la vie n’est pas forcément toujours très rose, la preuve c’est qu’on n’est pas maître de ce qui va venir dans quelques jours mais en tout cas on a la volonté de bien faire.

Replacer l’humain dans la formation et dans le lien avec le monde du travail. Est-ce que c’est plus facile en ce moment ou plus difficile avec toutes ces contraintes du distanciel dans les écoles ?

Ça dépend comment on appréhende les choses. Si vous dîtes à votre équipe que la période n’est pas marrante, on va créer de l’angoisse. Moi, ce n’est pas du tout ma façon de faire. Je me dis que ces situations là, ça fait partie de la vie d’un entrepreneur. Il faut vivre avec mais pas les dramatiser, surtout. J’ai dit aux étudiants ce matin que j’allais faire en sorte de faire du présentiel tant que c’est possible. S’il y en a qui veulent faire du distanciel pour des raisons d’angoisse, ils peuvent. J’ai laissé le champs libre. Que chacun puisse prendre ses dispositions, sans forcer les gens, sans créer des angoisses. C’est ma façon de voir les choses, je suis d’une nature très positive.

J’ai l’impression que dans les écoles, on a su anticiper, se préparer et de le faire assez tôt, parfois même juste avant le début du confinement au mois de mars. Est-ce votre cas ?

Je ne suis pas issue de l’enseignement, je suis arrivé ici il y a quatre ans. C’est la première fois que je dirige une école, je suis à l’origine ingénieur chimiste donc rien à voir mais je suis passionné par l’enseignement car j’ai été moi-même un élève moyen à l’école. Je me suis dit ça fait quarante ans que l’on ne change rien dans les écoles car je ne trouvais pas les cours passionnants et je veux rendre cette école vivante. C’est le parti que j’ai pris il y a quatre ans et je veux arrêter tout ce qui n’est pas à valeur ajoutée dans l’école pour un étudiant. Venir passer les concours en présentiel, ça fait deux ans qu’on ne le fait plus. Ça m’a permis de dire au professeur « vous voyez, même ça on peut le faire ». Même si effectivement on fait des entretiens via Skype ou autres mais avant on recevait des étudiants quand même. La première partie écrite, ça ne sert à rien de faire venir les étudiants pour ça, ils les passent de chez eux, c’est une épreuve sécurisée très bien faite. Ça m’a permis de dire aux professeurs qu’ils n’auront pas le choix du distanciel bien avant tout ça. Si bien que du jour au lendemain les cours ont été donnés en distanciel et il y a même des professeurs qui n’étaient pas pour mais qui me disent finalement que c’est pas si mal.

On va rentrer dans une période au mois de janvier où les lycéens vont se projeter pour dans une grande école, peut-être la vôtre. Comment allez-vous les chercher pour qu’ils vous connaissent ? Vous maintenez ces dispositifs ?

On maintient absolument. On a une soirée portes ouvertes pleine à craquer de prévue. On va voir si on la maintient en physique et on se débrouillera pour ultra-sécuriser. Je trouve ça intéressant pour un gamin qui s’apprête à faire 3 ou 5 ans et même 6 ans chez nous de pouvoir voir l’école. Nous, si vous regardez un peu les réseaux sociaux, on est excessivement présents. On fait des émissions de qualité, on les produit. Hier soir, on a fait un live Facebook et Youtube sur notre chaîne : c’est hyper qualitatif. On parle beaucoup à nos étudiants par le truchement d’émissions de ce type-là. Pendant le confinement, on faisait deux types d’émissions. On en faisait une tous les lundis soir qui s’appelait « Rendez-vous en 301 » car mon bureau est le numéro 301 et la porte est tout le temps ouverte sauf quand je suis en réunion. Les étudiants peuvent entrer n’importe quel moment de la journée, ils sont pas obligés de prendre rendez-vous, je pose mon stylo quoiqu’il arrive. On a invité des étudiants, des professeurs, des prestataires,… Ce n’est pas promotionnel, c’était juste dire on continue notre vie. Et le mercredi on faisait un live promotionnel et à chaque fois on est allé chercher la qualité au niveau des plateformes. Et après on soigne absolument notre site, des mots-clés évidemment et google.

Combien y a-t-il d’élèves dans l’école ?

Aujourd’hui à Paris, on va arriver à 550 étudiants. Quand j’ai pris l’école il y a quatre ans, on était 200. On fait une croissance forte tous les ans. Quand on regarde au niveau du nombre de diplômes – puisque je suis le responsable national et que je signe tous les diplômes de la marque ESAM, c’est un peu près 900 diplômes par an.

Les lycéens vont commencer à réfléchir à ce qu’ils vont faire l’année prochaine : comment convaincre un lycée de rejoindre votre école ? Quels arguments mettriez-vous en avant pour qu’ils viennent chez vous ?

On est une école management stratégique, finances d’entreprise et droit en sciences politiques. Il faut avoir de l’appétence pour un de ces trois domaines. En plus, on a deux gros chapeau qui s’appellent « entreprenariat » et « l’international ». Dès la première année on envoie les étudiants à l’international. C’est obligatoire : soit à Dublin soit à Montréal. Cette année pour Montréal ce n’est pas possible mais je fais encore du forcing pour aller à Dublin et on a peut-être trouvé des solutions. Donc pour des lycéens qui arrivent bac+1, dès la première année en école supérieure, se prendre un semestre à l’étranger, c’est déjà quelque chose d’assez énorme.
Et puis après je reçois les étudiants une fois par mois, les délégués, et je n’hésite pas à changer de maquette et à adapter. Cette école, on en a fait un outil agile. Mais on le fait dans un respect mutuel, c’est souvent ce que je leur dis : vous avez deux façons de venir au 301, soit vous venez me dire bonjour et puis on discute et on essaie d’adapter les choses, soit vous venez ici parce qu’il y a un conseil de discipline et là vous n’allez pas rire.

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