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Mad Pride : casser les clichés sur les maladies psychiatriques

Entre 250 et 300 personnes ont défilé samedi 11 juin à Paris lors de la "Mad Pride", défilé ayant pour but de casser les préjugés dont souffrent les malades mentaux.

A Paris, la troisième édition de la Mad Pride a rassemblé entre 250 et 300 personnes ce samedi. Ce défilé visait à combattre les idées reçues dont souffrent les victimes de maladies mentales.

Les “fous” ont défilé ce samedi 11 juin 2016 à Paris pour ne plus être assimilés à des dangers publics. Partis de l’hôpital Saint-Antoine, entre 250 et 300 manifestants ont défilé en direction de la Place de la République dans une ambiance festive, répondant à l’appel d’une dizaine d’associations (Advocacy France, Bicycle, Vie Libre, France Dépression, Schizo ?…oui et AFTOC).

“Nous sommes de nouveau dans la rue pour défendre les droits des malades mentaux, notamment leur droit à la dignité. Nous en avons assez de ne pas être considérés comme tout le monde”, a indiqué à l’AFP Philippe Guérard, le président du collectif Mad Pride, à l’origine de la manifestation. Alors que le handicap physique fait l’objet d’une large acceptation au sein de la société, les maladies psychiatriques pâtissent de bon nombre de préjugés.

Les manifestants de la Mad Pride dénoncent également des cas de maltraitance dans les hôpitaux psychiatriques, le recours systématique à l’isolement et à la contention, l’absence de soins, d’accompagnement et d’aides au logement et au retour à l’emploi.

“Dans le monde du travail, on ne peut afficher des troubles psychiatriques car c’est le placard ou la porte alors qu’il s’agit de pathologies qui peuvent se stabiliser à condition d’avoir le bon soin au bon moment”, a souligné Annie Labbé, présidente de l’association Argos 2001 qui rassemble des personnes atteintes de troubles bipolaires et leurs proches.

Les médias responsables de cette stigmatisation ?

Depuis 1993 et la naissance de cette Mad Pride à Toronto (Canada), les manifestants veulent normaliser les rapports entre les gens dits sains d’esprit et les personnes souffrant de troubles psychiatriques. Si un tel fossé s’est creusé entre ces deux catégories dans le monde, ce serait selon eux à cause du traitement médiatique réservées aux personnes malades.

Des travaux publiés dans la revue Health Affairs ont analysé comment et à quelles occasions les maladies mentales étaient traitées par les médias, que ce soit sous la forme d’articles ou de reportages. Et vous vous en doutez, plus de la moitié des sujets sur les malades mentaux sont liés à des faits de violence. A l’inverse, seuls 14% des sujets analysés par les chercheurs rapportent des faits positifs sur les malades.

Pourtant selon les chiffres, les personnes atteintes de pathologies psychiatriques sont 5 fois plus victimes de crimes que la population générale, selon les travaux parus dans le BMJ (British Medical Journal) en 2013.

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