La Russie organise le plus grand exercice militaire de son histoire conjointement avec la Chine. L’OTAN dénonce ces manœuvres comme la répétition d’un « conflit de grande ampleur. »

Les plus grandes manœuvres de l’histoire de l’Union Soviétique avaient regroupé entre 100 000 et 150 000 hommes. Ce sont 300 000 soldats, 36 000 véhicules militaires, 1 000 avions et 80 navires qui sont en exercice du 11 au 17 septembre dans l’est de la Sibérie. Cet exercice permettra, entre autres, de tester le nouveau matériel de l’armée.

Pour l’expert militaire russe Pavel Felguengauer, « il s’agit d’une préparation à une guerre mondiale future. L’état-major russe estime qu’elle se produira après 2020 : soit une guerre globale, soit une série de conflits régionaux d’ampleur. Et l’ennemi, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés. » La Chine, en état de guerre commerciale avec les Etats-Unis a rejoint les manœuvres. Avec ces deux armées, une force non déterminée, a été envoyée par la Mongolie. Si la Chine n’envoie que 3 200 soldats, le message de force envoyé à l’Occident est clair.

Dylan White, le porte-parole de l’OTAN estime que « cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire. » La Russie multiplie effectivement les exercices militaires depuis 2014 et la dégradation des relations avec l’Occident. Depuis l’annexion de la Crimée, les provocations de Poutine aux défenseurs des Droits de l’Homme et les accusations d’ingérences dans les politiques occidentale, la Russie compte sur le spectacle militaire. D’abord pour impressionner l’Occident. Ensuite, parce que l’armée est l’institution la plus aimée en Russie. Ce type de démonstration sert donc de moteur pour le moral des Russes.

Le porte-parole du Kremlin justifie: « la capacité [de la Russie] à se défendre dans la situation internationale actuelle, qui est souvent assez agressive et inamicale envers notre pays, est justifiée, essentielle et sans alternative ».

À​ ​lire​ ​aussi: Rencontre Poutine-Trump : Le président américain scandalise son pays