Lors de sa première rencontre avec le président Vladimir Poutine, Donald Trump n’a pas hésité à remettre en cause les accusations d’ingérence russe lors de la campagne présidentielle américaine, de quoi attiser les critiques dans son propre pays.

La tournée européenne de Donald Trump s’est conclue par le sommet d’Helsinki, ce lundi 16 juillet, avec Vladimir Poutine. Alors que le président américain a réussi à dégrader les relations américano-européennes et britanniques, il semblerait que Donald Trump ait réussi à se rapprocher de Vladimir Poutine tout en provoquant la fureur de ses concitoyens.

En effet, à l’issue de cette rencontre, M. Trump a refusé de condamner la Russie pour une quelconque ingérence lors de la campagne présidentielle de 2016 qui s’est conclue par la victoire de l’actuel président américain.

Rappel des événements

En Octobre 2016, un mois avant le vote des américains, le cabinet du directeur du renseignement national (DNI) et le département de la Sécurité intérieure américaine déclare qu’il serait hautement probable que la Russie ait commandité le piratage de certains ordinateurs du parti démocrate et publié des documents confidentiels. Ces agissements auraient influencé sur la campagne américaine et assisté l’élection de Donald Trump.

Une conférence de presse dominée par Vladimir Poutine

A l’occasion de ce sommet, les dirigeants des deux pays se sont d’abord entretenus en tête à tête sans conseillers, réunion qui s’est suivie d’une conférence de presse des deux présidents. Interrogé sur la question de l’ingérence russe, Donald Trump n’a pas eu le moindre doute sur la possible culpabilité de la Russie : « J’ai le président Poutine qui vient de dire que ce n’était pas la Russie (…) Et je ne vois pas pourquoi cela le serait. »

 

 

Une vague d’indignations aux Etats-Unis

Ce fléchissement de Donald Trump face à Vladimir Poutine a suscité une salve de critiques, et ce de toute part. Chez les démocrates, le chef de l’opposition au Sénat, Chuck Schumer n’a pas hésité à qualifier la position du président d’« irréflechi, dangereux et faible ».

« Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump. » a ajouté Chuck Schumer.

Pour l’ancien candidat républicain et sénateur John McCain, ce sommet Trump-Poutine constitue « l’un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ». Le leader républicain au Congrès, Paul Ryan, a appelé le président américain à la retenue : « La Russie n’est pas notre alliée. Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, qui demeure hostile à nos idéaux et à nos valeurs fondamentales.»

Quelques heures après ce sommet sujet à polémique, Donald Trump a tenté d’apaiser les tensions via un Tweet :

« Comme je l’ai dit à plusieurs reprises : « j’ai entièrement confiance dans nos agents de renseignement ». Mais je reconnais aussi que pour envisager un futur meilleur, on ne peut pas uniquement regarder vers le passé. En tant que deux plus grosses puissances nucléaires au monde, nous devons collaborer. »

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