A l’heure actuelle, plus aucun cheval sauvage ne foule les sols de notre planète. Des archéologues et généticiens l’ont confirmé dans la revue Science le 22 février. Cette découverte est basée sur une nouvelle analyse ADN qui remet en question la généalogie de ces équidés.

Le cheval de Przewalski ne serait pas un cheval sauvage

Le cheval de Przewalski était ce que l’on croyait être la dernière race de cheval sauvage. Mais de récentes études ont prouvé que ceux que l’on trouve dans la nature aujourd’hui sont des chevaux domestiqués ayant échappé à leurs propriétaires. Ils descendraient des chevaux de Botaï, la plus ancienne espèce domestiquée connue, aujourd’hui disparue.

C’est une découverte scientifique bouleversante qui remet en question l’origine des chevaux domestiques modernes. En effet, les fouilles archéologiques sur le site de Botaï, au Kazakhstan, prouvent que les chevaux tels qu’on les connait aujourd’hui ne descendent pas des premiers équidés assujettis. Pourtant, les chevaux de Przewalski semblent poursuivre leur lignée. Ces derniers n’étaient donc pas sauvages à l’origine.

« Ce que l’on vient de découvrir, c’est un peu comme si on s’était aperçu que l’homme n’était pas né en Afrique. » confie Ludovic Orlando, directeur de recherche au CNRS et professeur d’archéologie moléculaire.

Même s’ils ne sont plus à proprement parlé les derniers chevaux sauvages, il est important de continuer de préserver cette espèce en voie de disparition, avec un œil nouveau. Une étudiante en thèse et signataire de l’article, Charleen Gaunitz, indique : « Ironiquement, nous voulions préserver cette population comme les derniers représentants de chevaux sauvages sur la planète. Nous savons maintenant qu’il faut les préserver comme les plus proches descendants des premiers chevaux domestiqués. »