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On a vu pour vous … Caïn saison 5, la saison qui confirme la montée en puissance de la série

Comme chaque printemps, il est de retour et cette année n’échappe pas à la règle. Caïn saison 5 arrive sur France 2 et signe sans doute sa meilleure saison.

C’est quoi Caïn saison 5 ? Dans ce cinquième opus, nous retrouvons un Caïn toujours aussi fanfaron, avec son ironie mordante et son côté provocateur, mais en début de saison cette attitude est une pirouette pour défier le sort. Face à l’adversité, il sait se raccrocher à son humour noir et donner le change. Car précédemment, Caïn n’a pu empêcher un psychopathe de s’en prendre aux femmes auxquelles il tenait, et de lui faire du mal… Beaucoup de mal. Même au fond des abysses, Caïn trouve toujours de l’énergie pour donner un bon coup de roues et remonter à la surface, parce que son carburant, ce sont les assassins ! Une affaire bien tordue, avec de vrais « duels » est toujours pour lui l’occasion de retrouver le moral ! Et il en faudra du ressort à Caïn pour affronter un passé qui est une véritable bombe à retardement.

Au fil des saisons, Caïn a d’abord musclé ses intrigues policières indépendantes, face à face à la Columbo avant de muscler ses intrigués liées aux personnages en créant des fils rouges de plus en plus efficaces. Au même titre que la saison 4 de Chérif fut la plus maîtrisée, Caïn saison 5 est une totale réussite et la meilleure saison de la série (à ce jour).

Bruno Debrandt en pleine maîtrise de Caïn

Si Caïn fonctionne sur le même modèle que bien d’autres séries (à savoir une équipe / binôme qui encadre un héros principal), elle est tenue par son interprète Bruno Debrandt, en pleine possession de ses moyens sur la saison 5. Il maîtrise totalement son alter ego sur lequel il est indéniable qu’il a longuement travaillé. Plus dense, plus intense, plus bouleversant même, Caïn est devenu entre les mains du brillant Bruno Debrandt, un personne complexe et passionnant. A la limite de la caricature en saison 1, Caïn s’est affiné dans les 3 saisons suivantes pour arriver aujourd’hui à totale maturité.
Servi par des intrigues qui ne cessent de s’améliorer, Bruno Debrandt peut s’en donner à cœur joie face à des suspects qu’il cuisine épisode après épisode. Mais il étoffe aussi son personnage qui a déjà personnellement bien souffert sur les saisons 3 et 4 mais qui en saison 5 va devoir littéralement affronter ses vieux démons et en assumer les conséquences.
Cette saison nous permet plus que jamais d’aller au plus près de Caïn, et sans doute aussi, au plus profond de ce personnage qui ne cesse de nous surprendre.

A écouter aussi : Bruno Debrandt dans La loi des séries

Un incroyable face à face pour une mythologie maîtrisée

Passons rapidement sur les points négatifs de cette saison comme la résolution pour le moins expédiée et facile du cliffhanger de fin de saison 4 pour nous intéresser au fil rouge de cette saison 5.
A l’instar de Chérif, Caïn repose depuis la saison 3 sur un équilibre entre enquêtes bouclées / relations entre les personnages et fil rouge. Le fil rouge en saison 3 était plutôt faible, celui de la saison 4 bien maîtrisé même s’il avait sa part de défauts. Mais celui de la saison 5 concentre un peu tout ce qu’on attendait et qu’il fallait faire. Et notre défi est de vous dire tout le bien qu’on en pense sans spoilers …
D’abord quelle idée géniale d’avoir engagé le brillant Jérôme Robart (Nicolas Le Floch, Reporters) pour incarner le némésis de Caïn. La réussite de ce face à face est dû bien entendu à l’immense talent de deux comédiens dont il est très clair qu’ils s’amusent réellement à se donner la réplique.
Mais il faut souligner aussi le remarquable travail des auteurs qui nous offrent deux doubles épisodes excellents et notamment “Révision” (1 et 2) tout simplement brillant, tant dans l’histoire à proprement parlée que dans la structure narrative des épisodes pour nous amener à un final bouleversant et réussi.
Enfin, les auteurs savent accompagner leur série jusqu’au bout avec un final de saison assez jouissif et qui inscrit à son tour Caïn dans la filiation de ces séries policières américaines que l’on aime et qui savent nous tenir en haleine. Comme on le disait pour d’autres raisons pour Chérif saison 4.

Vous l’aurez compris, on a adoré Caïn saison 5, portée par un Bruno Debrandt à la fois “en roue libre” dans le plaisir qu’il prend à jouer son personnage, et en même temps qui démontre une intelligence de jeu qui fait plaisir.
Caïn c’est du divertissement intelligent et ça fait du bien.

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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