Quatorze ans après 007 Legends, James Bond revient enfin en jeu vidéo avec 007 First Light, développé par IO Interactive. Un retour attendu, ambitieux et globalement réussi.
C’est une sortie majeure de cet été dans le monde du jeu vidéo. OO7 Fist Light a débarqué dans nos salons le 27 mai dernier. Le jeu nous place dans la peau de James Bond, avant d’intégrer le MI6 et de décrocher ses galons d’agent 00, Bond était un membre de la Royal Navy. C’est lors d’une mission qui tourne mal en Islande que le jeune militaire, seul survivant du crash, se retrouve impliqué dans les affaires du MI6. Il sera alors chargé de traquer un ancien agent du MI6 en quête de vengeance.
Bond commence ici en tant que jeune homme de 26 ans doté d’un talent brut, d’un tempérament impulsif et de beaucoup de choses à prouver avant que le MI6 ne lui accorde son permis de tuer. Le jeu reprend les codes classiques de la franchise. Le mentor bienveillant qui cache ses propres secrets. La femme fatale dont on ne sait jamais vraiment de quel côté elle joue. Le grand méchant aux ambitions mondiales. Et il les réécrit avec intelligence. Les dialogues sont aiguisés, le personnage de Bond semble réel et Il évolue tout au long de l’aventure. 007 First Light n’adapte pas l’esprit de James Bond, Il l’incarne avec un flegme insolent.
La durée de vie tourne autour de 15 heures en ligne droite. Honnête pour un jeu de cette nature. Mais certains joueurs regretteront une aventure qui se termine trop vite. Le plus grand problème du jeu ? Il se termine bien trop vite.
007 First Light : des phases d’infiltration qui font mouche
007 First Light is an amalgamation of a ton of different inspirations, but here are 007 things we wish we knew before starting the game. pic.twitter.com/fssU3Rua9Z
— IGN (@IGN) May 31, 2026
C’est le cœur du jeu et c’est là qu’IO Interactive est le plus à l’aise. Le gameplay encourage constamment l’expérimentation et récompense les joueurs qui prennent le temps d’observer les niveaux. Certaines missions ressemblent à de véritables puzzles d’espionnage où chaque action ouvre de nouvelles possibilités. On observe, on écoute, on planifie et quand tout se passe comme prévu, c’est jouissif.
Le jeu vous demandera d’explorer des zones, de vous faufiler entre les gardes, d’écouter aux portes pour glaner des informations, et de jouer la comédie pour passer les checkpoints sans éveiller les soupçons. Se fondre dans la masse en costume trois pièces avant de convaincre un garde de vous laisser passer d’un sourire, c’est le quotidien qui vous attend. Le système d’Instinct traduit l’aptitude naturelle de Bond en mécanique de jeu. Il se remplit en accomplissant des objectifs et en éliminant des ennemis. Il permet d’attirer les gardes pour les neutraliser silencieusement, de bluffer face à la suspicion ou d’activer le mode Focus, un bullet-time pour des tirs de précision en combat.
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La montre Q permet de hacker différents objets pour distraire un garde durant l’infiltration ou déclencher un mécanisme pendant une phase d’action. D’autres gadgets complètent l’arsenal : le Q-Lens, le Dart Phone, le Smoke Pod. Des outils polyvalents qui ouvrent des approches variées. Le parkour est également de la partie, avec des chemins alternatifs à découvrir pour s’infiltrer discrètement dans les zones sécurisées.
Là où Hitman récompense la patience et la planification méticuleuse, Bond peut entrer par la grande porte, convaincre un garde de le laisser passer ou projeter quelqu’un par-dessus une rambarde sans ralentir la cadence. Une nuance importante qui donne à 007 First Light une identité propre. Mais le système montre ses limites, les ressources des gadgets s’épuisent parfois un peu trop vite, donnant une légère sensation artificielle à certaines mécaniques et l’intelligence artificielle paraît parfois trop permissive. Certains ennemis réagissent lentement aux distractions et certaines situations semblent très scriptées malgré les différentes approches proposées. Les habitués des jeux d’infiltration exigeants pourraient trouver l’expérience un peu trop accessible. i
Un gameplay solide mais qui tourne en rond
Même avec une structure assez prévisible alternant infiltration et action, 007 First Light ne lasse jamais et parvient à offrir un rythme qui tient en haleine. Les séquences de shoot sont bien construites. C’est comme si Uncharted et Hitman avaient fusionné. Les gunfights ont du rythme, la mise en scène claque. On pense aux meilleures scènes de la saga Naughty Dog.
Mais la formule s’essouffle sur la durée, mission après mission, les situations finissent par se ressembler. Le jeu est trop dirigiste. Les couloirs sont beaux. Mais ce sont des couloirs. Les mécaniques de tir sont un poil légères face aux cadors du jeu d’action, rappelant que le cœur du studio bat avant tout pour l’infiltration pure. Un mode TacSim permet de rejouer certaines missions dans des conditions différentes.
Techniquement, 007 First Light est beau mais imparfait

Visuellement, le jeu impressionne. Les environnements sont variés. Les panoramas sont soignés. De l’Islande glacée aux villas méditerranéennes, chaque décor respire le grand spectacle. Mais en y regardant de plus près, les textures prises individuellement déçoivent. Des bugs de collision font leur apparition rien de rédhibitoire, mais tout de même visibles. Des corrections sont à attendre dans les prochains patchs.
Le jeu utilise de manière cinématographique les musiques populaires de la franchise pour accentuer certains moments clés, donnant l’impression d’être au cœur d’un vrai film Bond. L’expérience parrait être un vrai moment de cinéma interactif. Dans l’ensemble, l’optimisation est correcte. Mais elle reste inégale selon les plateformes.
Le verdict
007 First Light est assurément un des meilleurs jeux James Bond jamais créé. Les studios d’IO Interactive savent exactement ce qu’ils font. Les phases d’infiltration sont le vrai point fort du titre et le gameplay mérite d’être approfondi dans une suite. Le moteur technique demande quelques corrections et le début du jeu semble lent. Mais l’essentiel est là. On se rappelle surtout qu’on a passé un excellent moment manette en main.